Transcription de l’épisode
Le rôle AI Ops de Nicola Carli chez Payfit
Nicola présente son année chez Payfit à piloter l'adoption de l'IA dans tous les départements, puis son nouveau sujet sur l'AI SDLC avec Théodo. Il pose le contexte : environ 700 salariés, dont 200 en produit et tech, et un périmètre qui couvre toute l'entreprise.
Terry: Salut. Nicolas. Merci de prendre du temps aujourd'hui pour parler d'IA à l'échelle, pour parler de comment est-ce qu'on fait pour transformer une boîte qui commence à avoir pas mal de monde, qui a été créée avant l'IA générative et qui doit se réinventer avec tous les outils qu'offre l'IA générative sur les fonctions product. Mais pas que. Et cette boîte en question dans laquelle tu as eu l'occasion de faire ça s'appelle Payfit. Et avant de rentrer dans le vif du sujet, je te propose tout d'abord de te présenter.
Nicola: Yes, alors moi, Nicola, je fais du product, Product management, Mais, en fait, le métier a tellement changé que je vais juste me contenter de dire product, parce que j'ai passé la dernière année, comme tu l'as dit, à Payfit, à changer les façons de travailler avec l'IA. Donc, d'une part, driver, l'adoption à travers tous les départements, que ce soit design, finance, marketing, sales, product. Et d'une autre part, comme je disais, changer les façons de travailler, et c'est du training, c'est faire des workshops, c'est identifier les USe cases, optimiser les agents, gérer l'aspect communautaire. Avec les champions, les sponsors. Donc, là, C'était une année assez intense sur ça. Et là, on est sur un nouveau sujet à la mode, avec Théodo sur l'AI SDLC. Voilà, pour un gros client du retail.
Terry: Donc, SDLC pour software Development Lifecycle. Exactement. Pour réinventer le cycle d'édéveloppement logiciel à l'ère de l'IA.
Nicola: C'est ça.
Terry: Donc, le focus, merci, le focus du coup de cette presse, Ça va être de prendre un peu ton retour d'expérience sur cette année. Assez intense chez Payfit, à déployer l'IA, aider au déploiement et à la réinvention des métiers. Donc très rapidement, si tu devais donner quelques chiffres globalement sur taille d'équipe chez Payfit, au moment où tu y étais, qu'est-ce Que fait Payfit pour les personnes qui ne connaisseraient pas, pour poser le contexte? Et puis, ensuite, on va rentrer dans le concret.
Nicola: Yes, alors Payfit, ça fait des super fiches de paie, principalement. Payfit, C'est une boîte qui fait environ 700 employés. Produit et tech, C'est à peu près 200 personnes là-bas. Voilà, en gros, Payfit.
Terry: Yes, très clair. Donc, toi, ta mission, ton périmètre que tu avais, C'était pas uniquement produit et tech, c'était Payfit au sens large, Aider au déploiement de l'IA, que ce soit pour ces fonctions-là, mais aussi toutes les fonctions transverses, support, et plus spécialisé pay, métier, etc.
Nicola: Oui, c'est ça.
Terry: Donc, on enregistre cet épisode, je le précise aussi, parce qu'aujourd'hui, avec l'IA, Les choses vont très vite, donc ça permet aussi de recontextualiser. On l'enregistre en octobre 2026. Si jamais cet épisode est écouté plus tard, Parce que je pense qu'il y a pas mal de choses qu'on va partager. Qui seront valides quand même, malgré tout plus tard, dans ces logiques de change.
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Rencontrer les équipes avant de décider quoi déployer
Arrivé en septembre 2025 sans conviction forte, Nicola commence par rencontrer un maximum de personnes. Dust est en place depuis 2023 et les usages varient selon les départements : contraintes de confidentialité en RH et finance, enthousiasme des profils non techniques, prudence des profils tech. Il en tire une évaluation des niveaux et un plan d'action par niveau.
Terry: Donc, quand tu es arrivé sur ce périmètre-là, avec ton brief de mission pour aider justement à l'adoption de l'IA, à réinventer, retrouver, en fait, Comprendre comment on peut réimaginer les métiers. Déjà, je suis curieux de savoir, toi, Quelles étaient les convictions que tu avais quand tu es arrivé sur les choses que tu pouvais mettre en place? Versus les choses... En gros, tu te dis, bon, il faut d'abord que je commence par ci, par ça. Est-ce que tu en avais des convictions ? Est-ce que tu es arrivé, au contraire, avec un regard complètement ouvert ? Quelle a été ta porte d'entrée quand tu es arrivé avec ce brief-là ?
Nicola: Je n'avais pas de conviction. Hyper forte, Si ce n'est, bon, l'IA est là, Il n'y a pas de retour arrière. possible. Donc, du coup, Tout le monde doit s'y mettre de toute façon. Mais j'avais quand même besoin de rencontrer pas mal de personnes pour savoir c'était quoi? Leur usage, qu'est-ce qu'ils faisaient avec, d'où ils venaient. Parce qu'en fait, le poste des AIOps, à ce moment-là, Payfit, J'étais arrivé en septembre 2025, et en fait, Il était déjà occupé depuis au moins deux ans. En fait, ce n'était pas forcément un nouveau poste. Et donc, Il y avait déjà un travail qui avait été fait. La plateforme principale de Payfit depuis 2023, c'était Dust. Dust, qui est une plateforme agentique qui permet de faire des agents très facilement et les partager très simplement à travers toutes les équipes. Donc, Il y a eu beaucoup d'expérimentations depuis 2023. Mais voilà, J'avais quand même besoin de savoir où est-ce qu'on en est, qu'est-ce que les gens font. Aujourd'hui, avec. Mais voilà, ma conviction, Je pense que si j'en avais une, c'était les gens, Ils doivent s'y mettre, quoi qu'il arrive. Et en fait, au fur et à mesure où je rencontre les personnes, Selon les départements, il y a des usages qui sont évidemment différents, Il y a des niveaux d'adoption qui sont différents, il y a des contraintes, des contextes qui sont différents, parce que, par exemple, Tu as des départements RH, départements de finances qui vont avoir des contraintes de confidentialité, Ce qui, peut qui être peut ne pas être le cas avec des gens du marketing, par exemple, qui était d'ailleurs très, très chaud en termes d'usage d'IA. J'ai remarqué aussi que, par exemple, moins tu étais tech, moins tu avais ce background tech, et plus tu étais enthousiaste, et par contre, plus tu avais un profil tech, et plus tu étais sceptique. Sceptique, je le fais avec des guillemets, ok ? Parce que tout le monde utilisait l'IA. Mais il y avait... C'était fini. Il n'y avait pas ce truc de Lune de miel. Les techs ont plus tendance à voir que... Ils savent ce qu'il y a derrière la machine. Donc, du coup, ils ont tendance à moins... À être plus vigilants sur les outputs. Donc, voilà, J'ai rencontré un maximum de personnes pour savoir où on en était. Et après, on est venu, Il faut faire une évaluation de toutes ces personnes pour se dire, pour mettre un niveau, Et ensuite se dire, On va faire un plan d'action selon chaque niveau.
Terry: Ok, donc maintenant, Si on rentre, c'est intéressant. Ce que tu dis, c'est qu'il y avait du coup, déjà, Un enthousiasme peut-être plus fort chez les personnes moins techniques, parce que d'un coup, Elles s'ouvrent les chakras sur ce qu'elles peuvent faire grâce au fait que la barrière technique soit tombée à l'entrée. Versus les techs qui comprennent un peu ce qui se passe sous le capot et qui sont enthousiastes, mais qui prennent un peu plus de prudence.
Un cas d'usage IA par fonction, du support aux ventes
Le Customer Service est le plus avancé : une orchestration d'agents retrouve en une ou deux minutes si un problème client est déjà connu et comment il a été résolu. Côté ventes, un Sales OS prépare les appels à partir du CRM et entraîne les commerciaux sur les nouveautés produit. Côté design, une UX researcher a traduit sa méthode de recherche utilisateur en skills partagés avec les équipes produit et tech.
Terry: Ce que j'aimerais bien qu'on fasse maintenant, c'est si tu pouvais prendre. Pour chaque fonction principale, un Use Case IA, justement, qui était déjà déployé ou auquel tu as participé au déploiement. Pour un peu qu'on puisse aussi voir des Use cases plus ou moins différents et que ça puisse aussi bien parler. Aux auditrices et aux auditeurs de ce qu'on dit quand on dit. Par exemple, utiliser l'IA dans une fonction marketing, versus utiliser l'IA dans une fonction finance, etc.
Nicola: Oui, clairement. L'exemple le plus facile, Et c'était là où Payfit avait également commencé, En fait, le département Customer Service de Payfit, c'est celui qui est le plus avancé en termes de workflow. Ils arrivent à mesurer le roi de leurs agents, de leur workflow. Et un exemple tout simple, c'est on va avoir un customer qui va avoir un problème. Et en fait, On va avoir... Ce problème, Il va être adressé au support. Et le support, en fait, Il va pouvoir s'aider des agents pour savoir est-ce que ce problème a déjà été connu d'un autre customer Combien Quelle a été la résolution ? Et ensuite, Si c'est tout nouveau, ça va dans une base documentaire. Et ensuite, ça passe par un autre processus. Il y a de pareils... En fait, le customer service, Ils ont vraiment toute une suite d'agents qui vont les aider à... Je traite un problème jusqu'à, je vais adresser la solution au customer. Et en fait, On appelle ça de l'orchestration. Donc, il y a un agent principal avec qui on va s'adresser. Il va pouvoir contacter d'autres agents en fonction de la demande. Ah, ok, tu veux savoir, c'est quoi? Ce problème Tu vas appeler l'agent A. Ah, tu veux savoir un petit peu, tu veux préparer un petit peu un call avec un customer pour savoir où est-ce qu'il en est en termes de sentiments ? Hop, ça va être l'agent B, etc. Donc, ouais, ils sont super avancés et c'était surtout le plus populaire des agents. C'est celui qui permet de trouver un problème qui a déjà été rencontré par un autre customer. Ça évite de regarder toi-même dans ta base de CRM, dans ton outil de ticketing, Toutes ces informations. Vraiment, là, on parle de l'ordre de la minute. En une ou deux minutes, l'agent est capable de dire si oui ou non, il y a eu un problème. Et si oui, il a déjà été connu, Alors voici quel est le mode opérateur pour le résoudre. Dans un autre, ou par exemple, un cas où j'ai pu aider à déployer un Use case, C'est par exemple faire un sales, OS. Par exemple, on va avoir des sales, Leur truc préféré, c'est faire de la chasse. Et pour ensuite passer par un Max de temps au téléphone.
Terry: Là, tu bascules sur les commerciaux. Oui,
Nicola: exactement. Et déjà, préparation de call avec des clients ou des prospects. Et donc, ça veut dire quoi ? On va regarder dans le CRM, on va voir tous les échanges qu'il y a eu. On va voir, par exemple, s'il y a un risque de churn ou pas. On va voir quelles ont été les principales interactions, qu'est-ce qui a été dit pour faire une sorte de follow-up. Mais vraiment, en 30 secondes, 60 secondes. Après, il y a aussi du training sur le produit. Par exemple, Il y a des nouvelles features qui passent. Donc, les équipes produits vont déployer des choses. Le product marketing, Ils vont essayer de le référencer dans un wiki. Et un des agents de ce salesos va permettre de pouvoir soit faire des questionnaires, des quiz pour entraîner les sales à muscler un petit peu. Leur connaissance produit, mais aussi à leur briefer sur ce qui a été release durant le dernier quarter, par exemple. Il y a des choses comme ça. Et après, on peut avoir des trucs beaucoup plus classiques. Il y a un truc aussi, qui a été super cool. Et là, maintenant, Je bascule sur le département Design, qui a une super ux Researchuse, Margot, qui a ses méthodes pour faire sa User Research et qui l'a traduite en une suite de 6 ou 7 skills qu'elle a mis à disposition à tout le département Produit et Tech pour un peu copier sa méthode. Alors, ça ne la remplace, pas, mais vraiment, Ça pouvait permettre à des PM. Voilà de... De pouvoir un petit peu mener des USer Research, selon son standard.
Terry: Tu peux donner des noms d'exemples, de fonction de ces skills, de ces compétences-là ? Par exemple,
Nicola: C'est un skill qui va clairement utiliser le job to be Done Framework et qui va permettre de bien recentrer, OK, quel type de questions, Pourquoi on fait ça ? Et ensuite, Ça va permettre de faire un guide d'entretien selon des bonnes questions qui sont bien orientées, questions ouvertes, trucs comme ça.
Terry: Donc, t'aider à construire tes entretiens utilisateurs en amont à partir de la méthode Job to be done.
Nicola: Exactement, ouais. Et une des contraintes qu'elle avait, Margot, c'était que, en fait, Comment je vais le traduire en skill et comment je vais faire un skill qui est optimal. Parce que son métier, c'est faire de la USer research, Mais ce n'était pas forcément. Comment faire un bon skill. Ah, oui, Il ne faut pas qu'il fasse plus de 8000 caractères, des trucs comme ça. Et ensuite, c'était le partage aussi. Comment tu le diffuses à travers toute l'équipe.
Terry: On va revenir sur tout ça.
Produire le contenu du blog Payfit avec un humain dans la boucle
Le dernier cas d'usage porte sur les articles de blog. Le coût unitaire chute par rapport à un pigiste, mais Nicola insiste sur ce qui reste humain : la relecture, la vérification et la conformité légale, qu'une entreprise de paie ne peut pas se permettre de rater.
Terry: Et peut-être que tu pourrais donner un dernier Use Case côté marketing, si tu en as un qui sorte un peu de...
Nicola: Oui, clairement, il y en a un. C'était le tout dernier, en plus, sur lequel j'avais travaillé. C'était créer du contenu. Créer du contenu sur le blog PayFit. Et où? avant, c'était une personne qui devait rédiger un contenu. Quand on va sur le marché, par exemple, et qu'on demande par exemple à un pigiste de faire un article sur un blog, Ça peut coûter entre 150 et 300 euros. Et là, maintenant, avec le workflow... De manière unitaire, Si on fait un calcul de crédit, ça peut correspondre à entre 2 et 6 euros en termes de création de contenu. Mais on va dire que le diable est dans les détails, C'est pas ça qu'il faut regarder en vrai, Parce que, du coup, ça permet de potentiellement générer plus de volume en maintenant toute une qualité, Mais il reste quand même un être humain derrière qui orchestre tout ça.
Terry: Et qui refine le contenu? j'imagine.
Nicola: Exactement, parce que clairement, le premier contenu, il va pas être bon, Il y a plein de... Vérifications qui sont à faire, notamment des vérifications, compliance qui sont hyper importantes ou qui nécessitent encore un être humain derrière.
Terry: Je construis un produit pour le coup autour de ça, du recyclage de contenu à venir, un launch d'ici la fin du mois, si tout se passe comme prévu. Mais effectivement, on arrive à faire 80% du travail, mais ensuite les 20% de l'instant, Il faut que ça reste de l'humain.
Nicola: Exactement, on n'est pas encore sur des trucs qui sont 100% automatisés.
Terry: Yes. À part si on veut faire de l'AI Slop, Mais ce n'est pas le but. De faire...
Nicola: Ouais, exactement, ouais. Et soit, comme je disais, il y a des enjeux compliance, On ne peut pas se permettre de dire... Payfit ne peut pas se permettre de rédiger un article qui n'est pas du tout pertinent ou qui est totalement faux sur un terme légal.
Terry: Clairement. Donc, là, c'était pour poser un peu le décor sur des Use cases qu'on peut imaginer quand on déploie des agents, des compétences, des skills, donc en fonction après de ce qu'on met en place dans différents... départements,
Pourquoi diffuser l'IA est un problème humain avant d'être technologique
Terry déplace la conversation vers le passage à l'échelle. Pour Nicola, le principal frein est humain : la culture se construit par un discours répété du leadership, jusque dans les all-hands, et par des attentes claires sur la curiosité et le temps à y consacrer.
Terry: Mais le but de notre conversation. Ça va être quand même de voir comment tu arrives à permettre à tout le monde de faire ça ou déployer ces choses-là aussi à l'échelle. Et comment tu fais pour transformer l'organisation, sachant que tu étais quand même en terre fertile comme tu dis? Parce que depuis 2023, il y avait déjà des choses qui étaient faites. Et qu'en plus de ça, on parle d'une boîte qui est née dans le digital avec déjà une culture de builder aussi, enfin pas mal de choses autour, globalement de tout ce qui faisait chez Payfit. Donc une fois donc... Donc, là, on est parti peut-être un peu de la fin pour montrer des exemples de choses qui peuvent être en place aujourd'hui. Maintenant, j'aimerais bien qu'on remonte sur peut-être déjà les premiers enjeux que tu as eu. au-delà de ces Early, adopters, peut-être qui ont fait des trucs super cool et qui commençaient à s'augmenter de manière individuelle. Parce que le but de le faire à l'échelle, c'est d'augmenter l'ensemble de l'organisation. Et c'est là où c'est tout de suite plus complexe en général.
Nicola: Carrément.
Terry: Donc, ouais, si tu... Voilà. peut-être rentrer dans le premier pain, le plus gros pain que tu as dû tacler
Nicola: En vrai, le plus gros pain dans tout ça, et en fait, C'est un peu le discours de fond que j'aurai là et que j'ai tout le temps vis-à-vis de ça, c'est que diffuser l'IA dans une boîte, ce n'est pas un problème technologique, c'est un problème humain à résoudre. C'est surtout ça qu'il faut traiter, et c'est pour ça que ça doit passer par une culture. Il faut en parler, il faut tout le temps en parler. Que ce soit le leadership, ça doit être un discours qui doit être dans les all-hands, par exemple, dans les gros mythes, Ou même si on est plus sain, qui doit en parler, qui doit favoriser ce genre de choses. Parce que c'est grâce à ça que, mine de rien, Les personnes à Payfit ont cette curiosité, ce sens de l'exploration. Ça ne marche que comme ça. Et justement, il y a trois choses qu'on retient. Tout le monde à Payfit, c'est qu'il faut être curieux, il faut être enthousiaste et il faut prendre le temps. Pour ça. Parce que c'est important à la fois pour l'employabilité de chaque personne, Parce que le leadership est convaincu que l'IA est là pour rester, Et ça change vachement. Ensuite, la teneur des discours qui suit, et que c'est aussi bon pour le business, parce qu'il y a plein d'opportunités. vis-à-vis de ça, notamment avec PFITA, Avec cet agent qui peut te répondre, tu parles de ton contexte selon des questions que tu as. Donc, pour moi, les plus gros pains, Ils étaient vraiment humains, et c'est que en fait, tu vois, Il y avait un.
Le programme de champions IA et ses rituels de partage
Lancé en janvier 2026, le programme associe un sponsor VP ou C-level à deux à quatre champions par département. Les champions identifient les workflows prioritaires, évaluent leurs équipes et partagent leurs résultats. Des sessions bimestrielles mettent en avant ce qui a marché et ce qui a échoué.
Nicola: Il y avait ce programme de Day 8, champion qu'on a mis en place en janvier 2026, officiellement. Et en gros, ça correspond à quoi ? C'est que tu as un sponsor, c'est quelqu'un du leadership, c'est quelqu'un, soit un VP, ou soit un C-Level, Et qui va sélectionner un ou plusieurs champions. En général, c'est entre deux et quatre, selon la taille du département. Et donc le sponsor, lui, Il va avoir la charge de... De donner ce mandat à ces champions. Il va leur demander de faire une roadmap, il va leur demander un peu des résultats, des choses comme ça. Et les champions, eux, ils vont identifier les workflows, ils vont builder ou trouver des builders de ces workflows. Donc, c'est vraiment, on parle de vraiment. Top workflows, c'est les workflows les plus prioritaires. De faire une évaluation de leurs équipes pour savoir où est-ce qu'ils en sont et quel plan d'action on peut faire. Partager les résultats et partager ce réseau aussi de champions. Parce que mine de rien, c'est ce qui permet de faire monter tout le monde vers le haut. C'est le partage, c'est faire des rituels de partage. On a un truc qui s'appelle les High Spark Sessions, et où c'est tous les deux mois, en gros, pendant une heure, J'ai sélectionné quatre à cinq speakers qui vont dire, voilà, les deux derniers mois, J'ai travaillé sur ça, Voici comment ça s'est fait, et voici comment ça s'est mal fait. Et c'est surtout ça, en fait, qui inspire les gens. Parce que sinon, les gens vont se dire, Ah, ouais, vas-y, Nico, Il fait des trucs de fou et tout, mais moi, je suis trop bas. niveau. Les learnings, c'est aussi, qu'est-ce que t'as pas réussi à faire Et ça, ça marche très bien. C'est... Laissez de l'espace, mais...
Dégager du temps en inscrivant l'IA dans les OKR
Pendant les six premiers mois, l'objection principale était le manque de temps. Les départements qui ont inscrit l'IA dans leurs objectifs ont avancé naturellement, l'équipe People allant jusqu'à créer sa propre équipe dédiée aux workflows. Le modèle ne s'est pas répliqué partout, chaque département ayant ses contraintes.
Nicola: Un autre pain aussi, qui peut être lié, c'est souvent avant ce programme de champion, durant les six premiers mois, C'était que les gens me disaient « j'ai pas le temps » .
Terry: J'allais te poser. Cette question, donc très bien, On va rentrer par là, parce que du coup, effectivement, le fait d'en parler, évidemment aussi, moi, Je sais qu'il n'y a pas d'autre solution que ça. aujourd'hui, tellement les lignes se flouent, tellement les choses vont vite, que c'est en échangeant qu'on apprend et qu'on crée cette intelligence collective. En revanche, Donc tu disais effectivement aussi, que du coup, Ça infuse une culture de que tout le monde veut s'y mettre et que, du coup, Il faut que les gens s'y mettent. OK, maintenant, les gens, ils ont du run, de l'opérationnel. Et donc, Tu as dit effectivement identifier des champions. Donc, quand c'est ton mandat de faire, ça, bon, Il n'y a pas de question parce qu'en fait, c'est ton job de le faire. Mais au-delà du champion, le champion doit s'appuyer sur tout le monde pour que les gens soient proactifs. Et ils vont dire « Ouais, ben moi, je suis déjà à 100%, 110%. Comment tu veux que je dégage du temps à côté ? » Là, c'était quoi un peu la logique là-dessus ?
Nicola: Il fallait faire en sorte, en gros, Que le sponsor soit suffisamment actif pour qu'ils puissent bien mandater ces champions et que les champions savent un peu quoi faire. Et je l'avais pu expérimenter dans certains départements, où il y en avait, qui étaient beaucoup plus à l'aise avec ce sujet et qui, clairement, avaient mis des objectifs sur les OKRs. Et tout de suite, Vu que c'était dans les objectifs, c'était tout de suite dans les priorités, d'améliorer des workflows avec l'IA, trouver un Use case avec l'IA. Ça s'est fait un peu naturellement. En faisant comme ça.
Terry: Donc, c'était dans les objectifs de tout le monde, tu veux dire, Pas que des champions.
Nicola: Du département, ouais, du département. Et ça a facilité le travail des champions. Il y a même des départements qui ont même créé une nouvelle équipe au sein du département, qui était en fait, qui s'appelait genre, C'était les départements People qui avaient la Team People Ai Ops. Et au vrai, c'était trois personnes qui étaient là pour construire les workflows. Mais ça ne s'est pas répliqué sur tous les départements. Parce que, comme je disais avant, chacun a sa contrainte et ils ont même leur style. Chacun opère différemment et en fait, C'est ça qui... Hyper difficile en tant qu'ai Ops, et pas juste à Payfit, Mais je pense que c'est la nature de l'OPS en vrai. Ce qui est difficile en fait, c'est s'adapter aux contraintes de chaque personne avec qui tu as traité, Surtout vu que un tAF comme ai Ops, c'était hyper transversal.
Terry: Et donc, pour revenir, le fait de se dégager du temps, Première réponse, c'est qu'effectivement, si le sponsor le met dans les objectifs globalement de ses teams, Bah, en fait, ça rentre, tu dois y allouer du temps, Il n'y a pas d'autres questions là-dessus Est-ce que ça tu l'as retrouvé partout où il y avait des cas où effectivement...
Ce que doit porter l'ambition fixée par le sponsor
Là où ça n'avançait pas, l'ambition manquait de clarté. Nicola cite l'exemple de la CMO, qui voulait que chaque personne du marketing puisse mener une campagne seule. Une ambition ne suffit pas : il faut des jalons, des champions présents et un accompagnement de l'AI Ops pour identifier les premiers workflows.
Nicola: Non, non, c'était pas partout, il y avait des départements qui le faisaient, il y en avait qui s'avançaient parce qu'il y avait des champions qui étaient ultra engagés, qui avaient beaucoup d'idées. Et il y en avait où je voyais que ça n'avançait pas aussi vite. Mais parce qu'en fait, il n'y avait pas une clarté sur l'ambition apportée. Merci. Parce qu'en fait, c'est ça aussi, c'est que j'ai pas dit au niveau du sponsor, mais c'est que le sponsor, il doit mettre une ambition sur son équipe.
Terry: Ça se matérialise, comment ça, du coup ? Un exemple de bonne ambition versus un exemple d'ambition qui soit moins clair ?
Nicola: Ouais, je donnais une ambition, Moi qui m'avait surtout parlé, c'était la CMO de Payfit, Elle avait Marion De Robillard, qui elle, Son ambition, il y a dans l'équipe, C'est que chaque personne au marketing doit pouvoir mener une campagne, tout seul. En gros, quelqu'un du marketing est capable de faire pratiquement le travail d'un autre parce qu'il aurait une suite d'outils. C'est limite avoir une personne qui travaille dans le marketing. Mais j'ai juste que chacun est capable de faire les mêmes choses parce que l'IA, c'est un peu l'effondrement des compétences. Et donc, on peut se retrouver à faire ce que l'autre peut faire. Donc, c'était ça. Mais par contre... Voilà, mettre ce genre d'ambition, tout de suite, ça ne débloque pas la situation. Après, il faut mettre des jalons, Il faut avoir les champions qui soient au rendez-vous. Et toi, pour reprendre cet exemple-là, au début, Ça a été un peu difficile parce que du coup, Les champions ne savaient pas forcément quoi faire à ce Nicola. Et donc, du coup, C'est là où le rôle d'AIOps, il peut gagner en puissance, c'est qu'il faut les accompagner. En vrai, il faut les accompagner, ces personnes-là, Parce que, comme on dit, chacun sa roadmap, Il faut la tenir. Du coup, il faut savoir identifier. Il faut donner un petit coup de pouce, Identifier les workflows.
Deux jours de workshop en présentiel pour livrer des POC
Avec le marketing, le format qui a le mieux marché est un atelier de deux jours en présentiel : des équipes de trois à cinq personnes pitchent un projet, construisent un POC en quelques heures et font une démo. Le lendemain, on change de groupe, et l'atelier se termine par un engagement à livrer les POC viables avant la fin du mois.
Nicola: Un truc qui avait super bien marché avec l'équipe marketing, c'était faire des workshops. Faire un workshop, par exemple, sur deux jours, où tu vas vraiment en présentiel, tu mets tout le monde dans une même pièce pendant deux jours. Et vraiment, Les laptops ne servent qu'à faire le workshop. Pendant deux jours, Tu vas avoir des équipes de 3, 4, 5 personnes. Et ils vont un peu en mode. Projet d'école. Ils vont penser à un projet, ils vont le pitcher devant les autres. Ils vont leur poser un peu de questions, Après l'après-midi, Ils vont faire un POC, ils vont... Tout de suite, ils vont builder le truc pendant 2-3 heures. Et après, à la fin, tout le monde fait une démo. Tout le monde balance leur appréciation. Le lendemain, Tu retournes dans cette même condition. Tu changes de groupe. Et en assimilant les erreurs que tu as faites et les learnings de la journée précédente, et boum, tu y retournes. Et après, tu fais la même chose. Et à la fin, un engagement, deadline. Voilà, toutes les pôques que vous avez faites, s'ils sont viables, Alors on les chip à la fin du mois.
Trois leçons pour composer les groupes de workshop
Nicola retient trois apprentissages : équilibrer les niveaux dans chaque groupe, encourager les personnes qui osent moins proposer leurs idées, notamment les femmes qu'il a vues plus en retrait au lancement, et mélanger des départements qui ne travaillent pas ensemble d'habitude.
Terry: Qu'est-ce que tu as appris? Du coup, sur ce type de workshop J'aime beaucoup l'idée sur les bonnes pratiques, les trois types, Tu vois, pour faire en sorte que ce type de workshop soit le plus efficace possible. Versus des choses que tu aurais vues. Du coup, qui étaient peut-être que tu ferais différemment si tu accompagnais un workshop comme ça. demain.
Nicola: Ouais, J'ai plusieurs learnings sur ce truc-là. Alors, déjà, deux jours, Je trouve que c'est le Sweet spot, C'est suffisant et pas trop. Les gens, ils sont hyper galvanisés à la fin.
Terry: Ouais, t'as la nuit qui porte conseil entre les deux. Ouais,
Nicola: exactement, ouais. Et franchement, les gens, ils sont chauds. Le fait de se voir et tout, ils sont très, très bouillants à la fin. Non, le premier learning, C'est déjà égaliser les niveaux dans ce genre de groupe. Pas forcément mettre les forts avec les forts et les faibles avec les faibles. Il faut vraiment faire en sorte de bien équilibrer les choses, pour pas que non plus qu'un seul fort, il drive tous les moins forts. Il y a ça. Et tu vois, le fait d'avoir... On a eu ce learning-là, je me souviens, avec Idriss, un des directeurs... marketing. On a eu ce learning là à la fin de la journée et on a changé carrément la composition des équipes. En ajustant ces niveaux. Le deuxième truc, Et ça, c'est clairement un conseil que j'ai vu, c'est que les femmes, Elles avaient tendance à moins être comment le dire, elles avaient tendance à moins s'exprimer avec moins d'assurance. Vu qu'elles avaient des doutes, alors elles n'osaient pas trop avoir des bonnes idées. Alors que Moi, pendant cet atelier, j'étais vraiment... J'essayais vraiment de donner de l'aide quand il y avait besoin. Vraiment, J'essayais de m'effacer pour pas trop biaiser le travail des autres. Mais j'intervenais quand il y avait besoin de moi. Mais du coup, Ce que je constatais, c'est que c'était les mecs, ceux qui parlaient le plus fort, avec le plus d'assurance, Alors que franchement, ils n'avaient pas forcément les meilleures idées, qui balançaient leurs idées plus vite. C'était pas juste, ouais, les hommes, on est fort et on écrase les femmes. Non, C'était surtout que, ouais, je sais pas, il y avait ce manque de confiance, en fait. J'ai l'impression qu'à ce moment-là... Les femmes, elles avaient besoin d'être 100% sûres pour ensuite avancer une idée. Et en fait, c'est ça, en fait, ce que je veux, plus les encourager, en fait. C'est juste, non, mais vous avez une idée, on y va. Et en plus, l'IA, c'est ça, quoi. C'est une nouvelle compétence pour tout le monde. Et comme toute nouvelle compétence, quand on veut faire du dessin, quand on veut apprendre à faire du piano, en fait, Il faut se planter un maximum de fois au début, pour ensuite apprendre. Et en fait, Il faut y aller, il faut y aller all in. Mais voilà, C'est ce sentiment que j'avais vu. que, justement, les femmes, Elles ont tendance à se mettre plus en retrait. En tout cas, du lancement.
Terry: Les aider à prendre plus confiance pour dire, en fait, vous êtes plus que légitime.
Nicola: Mais clairement, et est-ce que j'ai un troisième learning sur ce truc-là ? En fait, vraiment, Ces groupes de travail se mettent des personnes qui n'ont en plus pas forcément l'habitude de travailler ensemble parce qu'on l'avait déjà, Comment dire, Réitéré ce genre de workshop-là. Et on avait mis même d'autres départements, d'autres équipes, de d'autres départements qui n'avaient pas l'habitude de bosser ensemble, genre, marketing, sales, produits. Franchement, ça a fait des étincelles. Mais. Assez cool. Et ça permet d'avoir la perspective différente d'autres personnes, d'autres équipes et tout. Et ça, franchement, cette diversité qu'on peut mettre dans des groupes, ça permet d'avoir des résultats qui sont franchement surprenants.
Terry: Trop bien. Donc ça, c'est pour, évidemment, toute la partie des choses qui ont bien marché, les choses, justement, Quand tu as un département ou le directeur du département, La directrice du département est très proactive pour se dire, ok, maintenant... J'ai mis les objectifs au niveau de mon département, Je bloque deux jours de workshop, on y va. Donc ensuite, là, toutes les bonnes pratiques sur comment faire pour tirer au maximum de ce workshop. Donc, je pense que c'est top tout ce que tu viens de partager.
Embarquer l'équipe Product Compliance par ses propres cas d'usage
L'équipe qui garantit la conformité de chaque fiche de paie s'est engagée tard, non par rejet du changement mais faute de savoir quoi demander à l'IA. Avec un de ses directeurs, Nicola a traité deux cas d'usage métier, dont la synthèse de nouvelles législations, puis les a présentés à l'équipe. C'est l'exemple tiré de leur quotidien qui a débloqué la situation.
Terry: Maintenant, si on prend l'autre côté, peut-être des départements qui sont pas nécessairement moins enthousiastes, mais potentiellement qui ont moins l'esprit pour réussir à voir là où ça va leur apporter la valeur, si ils ne savent pas par où rentrer, qui n'ont pas mis les objectifs au niveau des OCR. Là, qu'est-ce que tu as pu constater Bah, du coup... Freins classiques et surtout derrière, réussir à débloquer ces freins-là pour aider à peut-être Pas arriver à ce Nicola d'engagement, mais à quelque chose qui puisse derrière, débloquer des choses pour vraiment s'augmenter à lien.
Nicola: J'ai un super exemple sur ça. C'était l'équipe Product Compliance qui, en gros à Payfit, s'occupe que chaque nouvelle feature, chaque fiche de paie qui sort tous les mois, soit en réglementation.
Terry: Donc les gens sérieux.
Nicola: Exactement, C'est les gens vraiment sérieux qui nous permettent à Payfit, justement, d'opérer. Et c'était une équipe qui a été onboardée assez tard sur l'IA. Et donc, du coup, Il y a un champion qui a été mis en place un peu en dernier. Je ne saurais pas expliquer pourquoi, mais voilà, c'est un peu vers la fin. Et en fait, C'est la mentalité qu'il y avait dans cette équipe. C'était, en fait, J'ai 15, 20 ans d'expertise. Je n'ai pas besoin de l'IA pour ça. Et moi, j'aime bien ce sujet-là. J'aime bien qu'on me dise ça parce que... Il y a des arguments. Et en fait, pour ces personnes-là, pourtant, ce n'était pas des gens qui étaient réfractaires au changement. Loin de là, C'est juste en fait que j'ai une expertise, je sais la faire, et en plus de ça, l'IA, ok, Tu me dis d'utiliser, mais qu'est-ce que je lui demande Et donc, du coup, Ce qu'il a fallu faire, c'était qu'avec Mathieu, un des directeurs, justement, d'une des deux équipes, On a pris en main deux USE cases. Il m'a proposé deux use cases. Alors moi, je ne suis pas du tout product, compliance, Moi, j'ai vraiment un background software engineer et product. Et c'est ça, la richesse, d'ailleurs, de ce métier, c'est qu'on apprend de tout le monde, de tous les métiers. Il m'a donné deux use cases, il en tacle un, Moi, je vais en tacler un, et ensuite on va faire un workshop avec eux pour leur dire, Voici, en fait ce qu'on est capable de faire avec l'IA. Et donc, du coup, en fait, on les a tous réunis, une heure, pour leur dire notre processus, Comment on a fait pour tacler un problème. On leur expose, et c'est d'ailleurs grâce à l'intervention de Mathieu, qui était hyper enthousiaste sur ça, qui permettait d'avoir de la pertinence, et de capter leur attention. Parce que si je... Je leur donnais mes meilleurs agents que j'utilise. Un de mes meilleurs agents, par exemple, c'est faire des slides. Bon, OK, Ils s'en fichent. Ce n'est pas leur quotidien. Il faut directement leur parler de leur quotidien.
Terry: Lui aussi, du coup, Mathieu, Il avait 20 ans d'expérience, un expérience équivalente dans le domaine.
Nicola: Oui, Il a cette expertise métier.
Terry: Et du coup, est-ce que tu peux donner l'exemple du Workflow que vous aviez taclé Oui,
Nicola: clairement. Par exemple, Tu as une nouvelle législation qui fait 500 pages. Et tu veux, un, un résumé, mais aussi vérifier s'il n'y a pas des choses qui concerne le produit. Est-ce qu'il n'y a pas des points d'attention que tu dois avoir sur le produit ? Il y avait celui-là. Et il y a un deuxième. Ouais, C'était par exemple, les dernières nouveautés. législation. Il y en a. Honnêtement, J'ai interviewé quelques personnes de cette équipe-là. Elles passent un bon nombre de temps, d'heures dans la journée à lire Les Nouvelles législations. Et c'est comment on va capter toutes ces informations-là Et que l'IA va nous faire un peu un résumé de tout ça, sans passer trois heures par jour à le faire. Et ensuite, croiser avec la base de commentaires entre ce qu'on a déjà et ce qu'on n'a pas, par exemple.
Terry: Et donc ça, globalement, Une fois que vous avez présenté ça, ça a permis de débloquer derrière...
Nicola: Clairement, Je suis convaincu que c'est par l'inspiration que ça peut être un très bon moteur pour les personnes pour se dire « Ah ok, je peux demander ça » . Et c'était ça dont ils avaient besoin. Parce que sinon, tu es juste devant une fenêtre conversationnelle et qu'est-ce que tu dis Et les gens ne se rendent pas compte que le pouvoir qu'on a, ils sont juste au bout de nos doigts. Si tu arrives à aligner deux mots, c'est bon.
Terry: Yes, trop bien. Merci pour ce partage.
Le changement de pricing de Dust et l'audit des workflows les plus coûteux
Après la phase exploratoire vient l'arbitrage sur le coût. Au passage de Dust d'un prix au siège à un pot de crédits partagé, Payfit segmente ses utilisateurs et audite les workflows des plus gros consommateurs : instructions, base documentaire, outils, modèle. L'exercice révèle que créer un agent est facile, mais que le faire fonctionner exactement comme on veut prend l'essentiel du temps, et que la maintenance est le vrai coût.
Terry: Donc, là, maintenant, On arrive au stade. Tu as réussi à embarquer pas mal de monde. Il y a des champions. Il y a des personnes qui ont plus ou moins réussi à craquer des workflows qui leur sont propres pour vraiment s'augmenter. Maintenant, Il va commencer à y avoir aussi des arbitrages qui vont devoir être faits sur les choses qui ont pu être mises en place, sur ce qu'on industrialise, entre guillemets, ou en tout cas, Ce qui devient maintenant la nouvelle manière d'opérer avec l'IA. Sur quoi est-ce qu'on va vouloir Parce que là, on est dans la phase exploratoire où on ne parle pas tant du coût, mais derrière, Il y a évidemment un coût qui est lié à l'utilisation des tokens. Donc, à un moment, Il va falloir aussi retrouver son retour sur investissement. Tu parlais de plusieurs heures par jour quand on fait de la veille. Si là, la veille, elle est faite automatiquement, on peut se dire, potentiellement, à la louche, On va y gagner. Mais d'autres cas, peut-être, où ça ne va pas être le cas. Donc, il y a aussi ce moment, après, où il faut arbitrer. Qu'est-ce qu'on garde Qu'est-ce qu'on ne garde pas Ça commence, c'est passé, cette étape. Comment vous avez réfléchi à ça ? Qu'est-ce que tu peux partager là-dessus ?
Nicola: Ouais, Il y a eu un truc récent qui s'est passé à Payfit et c'était lié justement à Dust, la plateforme qu'on utilise. C'est qu'en juin-juillet, Il y a. Le changement de pricing de la plateforme a changé. Avant, on était au prix, au siège, donc voilà, On payait entre 20 et 30 euros par siège et à un coût par crédit. Et donc, du coup, Tu choisis un certain montant de crédit qui s'élève en millions. Et à... Et c'est un pot commun que tu partages avec tout le monde. Et donc, Chaque requête que tu fais est décomptabilisée. Et donc, on partait avec un avantage parce que Payfit, Ils ont trois ans d'expérience, trois ans d'expérimentation à leur actif. Donc, en fait, On savait à peu près déjà à quoi faire, comment le faire. Mais là, vraiment, on s'est dit wow, OK. Donc là, maintenant, en fait, chaque requête qu'on fait, On paye. Que tu prennes Opus, que tu prennes Sonnet, Tu vas devoir payer.
Terry: Est-ce qu'avant, c'était un peu open, bar ? Tu payais ta licence, siège, Peu importe ce que tu consommais, tu restais à payer ton 20 ou 30 euros par mois du siège.
Nicola: J'avais une personne entre mars et avril, Elle a dépensé 7 milliards de tokens et ça a coûté le même prix en fait. Et je suis désolé. Dust, ça a dû vous coûter beaucoup ce truc-là. Mais en vrai, c'était l'avantage de l'expérimentation en fait. Donc, on arrive à ce truc-là et donc maintenant on se dit, ok, qu'est-ce qu'on fait avec tout ça Et donc, identifier les workflows qui ont la peine. En fait, Déjà, tu vas faire une observation, en fait, un point de situation, Tu vas faire une segmentation de tes utilisateurs. Qui sont tes ultra-users, tes power-users, Ceux qui sont actifs, qui sont dans la moyenne, ceux qui n'utilisent pas trop Tu vas te concentrer sur les ultra-users. Donc, les ultra-users, c'était, pour donner une échelle, C'est ceux qui dépensaient entre 40 000 et 200 000 crédits par mois. C'est énorme. Sur une moyenne, on devrait s'attendre plutôt à 15 000, 20 000. Donc, là, il y avait quelque chose à attaquer, en fait. Là, on pouvait se dire, OK, Il y a des workflows qui sont vraiment intéressants. Donc, il y en avait, qui étaient déjà intéressants. Je vais parler plutôt de ceux du Customer Service, qui avaient un roi déjà établi. Mais il y en avait qui étaient... Pas du tout identifiés. Et grâce à ça, on a pu les identifier et ensuite prendre des décisions sur... Et c'est là où les sponsors et les champions sont hyper pertinents. Parce que j'ai donné l'impulsion au début, Après, c'est les champions qui l'ont fait. Mais voilà, tu vas les auditer. Tu vas auditer en fait un workflow, tu vas regarder ses instructions, quelle base documentaire Elle va regarder, quel tool est activé, quel modèle est branché dessus. Et du coup, toi avec ton... Du coup, moi avec mon expertise, ai Ops, Ben... Je lançais des recommandations, j'allais voir la personne créatrice de ce workflow-là, On s'engageait sur un deadline pour faire l'évolution. Et ensuite, on monite et on voit si ça s'est bien passé ou pas. Et si ça ne s'est pas bien passé, on retourne sur ce processus-là. Donc, encore une fois, ça ne se passe pas toujours bien dans le sens où on met une deadline, Mais elle n'est pas toujours tenue parce que tout le monde a d'autres trucs à faire. Et ça a révélé un truc, c'est que c'est hyper facile de faire un agent, de mettre en place un workflow. Mais après, quand tu veux faire un workflow qui est exactement comment toi, tu veux, c'est là où tu passes le plus clair de ton temps, en fait. Et en fait, Les personnes, les éditrices et les éditeurs des workflows étaient bien conscients de ça. Et c'est pour ça que ça mettait un peu du temps à les modifier. Et en fait, avec ça, On avait des super résultats parce que, des fois, ça a amené à questionner même des workflows qui étaient en place depuis des mois, voire des années. Oui,
Terry: parce que ce que tu expliques, c'est qu'il fallait rationaliser l'usage des tokens. Donc, ça veut dire qu'en gros, il faut arrêter de prendre un marteau pour tuer une mouche parfois. Ce qui veut dire que, du coup, potentiellement, avec des modèles moins puissants, Tu n'as pas les mêmes résultats, donc tu vas devoir réimaginer potentiellement une partie de ton workflow ou à minimal retester. Et ça, C'est un point hyper pertinent aussi, même sur la logique du software, au sens large. On pense souvent que créer du logiciel, c'est du one shot, Je le fais, mais en fait, Le principal coût, quand tu crées du logiciel, c'est de la maintenance, en fait, et de maintenir sur la durée. Et là, vu que les modèles en plus changent sans arrêt, Donc déjà, il y a ça, mais là, en plus, le fait d'avoir ces plus open bar... Il a fallu se poser ces questions-là et donc remettre vraiment les mains dedans.
Nicola: Exactement.
Les cinq questions à poser avant de créer un agent
Nicola détaille la grille qu'il appliquait pendant ces audits : ce que la tâche coûtait avant, le critère de succès, l'acceptation d'attendre quelques semaines pour mesurer, le gain quantifié par rapport à une baseline, et le coût complet, maintenance et évolution des modèles comprises. Créer un agent se traite comme créer un produit.
Nicola: Et justement, pendant ces audits-là, c'était vraiment la bonne opportunité pour poser des bonnes questions. Alors moi, de mon côté, je ne l'ai jamais appelé comme ça à Payfit, mais pour moi, c'était mon roi Framework, où en fait, c'était poser juste quatre questions, en fait, même pas cinq questions pour que les personnes n'avaient jamais posé, Parce qu'en fait, elles sont chiantes à se poser, parce que, OK, l'IA, On peut aller hyper vite, on peut créer des agents, vite, on peut avoir des résultats vite. Et en fait, du coup, On bypass un peu ces questions. Moi, j'ai toujours dit que créer un agent, créer un skill, c'est comme si tu créais un produit. Donc, il n'est pas parfait au début, mais tu vas l'affiner au fil du temps. Et donc, en fait, C'est déjà avant cet agent, qu'est-ce qui se passait Qu'est-ce que ça me coûtait de faire, ça Après, c'est, Deuxième question, C'est si je fais cet agent ou si je fais ce workflow, Quel est mon critère de succès ? Je ne mens pas, c'est vraiment mode, produit. Après, troisième question, C'est une fois que ça sera mis en place, est-ce que je suis prêt à attendre ? De quatre semaines pour mesurer, pour ne pas qu'il est trop vite, quelque chose. La quatrième question, Ça va être, c'est quoi? Le gain Est-ce que je gagne du temps ? Est-ce que je gagne du volume Est-ce que je gagne de la qualité ? Est-ce que c'est des risques que j'évite Et là, tu n'as pas le droit de dire, je gagne du temps, tout ça. Non, Il faut vraiment que tu le quantifies et que tu aies une baseline. Et c'est clairement la baseline que tu vas sortir en questions 1 et 2. Et après, la cinquième question, et c'est en lien avec ce que tu disais avant, c'est le coût. Et ce n'est pas juste. Le coût en Token ou en crédit, c'est le coût qu'il y a en maintenance, en évolution de modèle. Parce que si tu laisses dormir un peu trop longtemps, ton agent sur Sonnet 3.5, À un moment donné, ça ne va plus marcher comme tu veux. C'est quoi le coût pour que quelqu'un ramp up sur cet agent-là ? Pour que quelqu'un d'autre le modifie Est-ce qu'il est bien documenté ? Et donc ça, C'est un vrai coût auquel on n'y pensait pas. Mais du coup, maintenant, en vrai, tu vois, ce changement qu'il y a eu en juin-juillet, ça... Ça peut-être fait mal au début, mais en fait, C'est un mal pour un bien. Ça a permis de se poser les bonnes questions.
Terry: Yes, hyper intéressant.
Par où commencer selon la maturité IA de l'entreprise
Terry propose deux scénarios de SaaS. Pour les équipes peu matures, Nicola vise des gains rapides sur des tâches chronophages. Quand tout le monde a déjà des licences sans bonnes pratiques, le levier est le partage, porté par quelques personnes enthousiastes qui combinent expertise métier et pratique de l'IA.
Terry: Donc maintenant, avec tout cet apprentissage-là, tout ce que tu viens de partager, Merci, parce que je pense qu'il y a pas mal de valeur pour toutes les boîtes qui se posent ces questions. Et je sais qu'il y en a beaucoup en ce moment qui se posent ces questions-là. Quelles sont un petit peu les convictions que tu t'es forgées, justement sur Adat Donc, le note à Béné, c'est adat. Octobre 2026. Les workflows qui, effectivement, apportent beaucoup de valeur rapidement. Ou en gros, si tu devais aider une boîte, quels sont les workflows sur lesquels se concentrer ? Regarde de ce côté parce que je pense qu'il y a vraiment des choses à faire versus les choses sur lesquelles tu te dis si tu veux aller là-dessus, peut-être que c'est possible mais ça risque de prendre plus de temps que ce que tu imagines.
Nicola: En fait, ça va dépendre un peu le niveau de maturité de la boîte ou des équipes. Souvent au début... Tu vois, Il y a une Ai Maturity Map qu'on a mis en place à Payfit, et souvent, ceux qui étaient niveau 1, 2, On se concentrait vraiment sur des USe cases, on va dire, Quick win. On n'allait pas sur des trucs ambitieux, mais un truc où il pouvait y avoir des résultats, des choses qui étaient chronophages, des trucs qui étaient assez lourds. Mais donc, du coup...
Terry: On va prendre deux USE cases, on va prendre deux scénarios. On va faire le scénario d'une boîte, on va dire... Donc, on part déjà sur des boîtes SaaS, donc des boîtes qui sont quand même digital native, qui font du logiciel. On va dire qu'il y a une boîte dans laquelle l'IA a été déployée. At scale Côté développeur, mais n'a pas été déployée côté autre équipe. Donc, côté tech, il y a de l'IA de partout. Côté product, au mieux, il y a des licences cloud, mais sans plus. Et sinon, il n'y a vraiment pas d'usage. Les gens ont peut-être testé une fois Chatgpt versus. Une boîte dans laquelle tout le monde a des licences sur cloud ou sur Chatgpt. Et les développeurs qui sont déjà ramp up et les autres, C'est très épars en termes. Il n'y a pas eu de bonnes pratiques. Certains ont des bonnes pratiques, d'autres moins. Si on prend ces deux scénarios-là. Donc, un scénario dans lequel il n'y a que des DEVS et un scénario dans lequel tout le monde a des licences. cloud, Mais il n'y a pas de choses mises en place au-delà de... D'avoir des licences.
Nicola: Pour moi, le truc qui va vraiment aider les personnes qui ont tous des licences et tout ça, ça va être le partage. Il faut que la boîte se parle et il faut que la boîte partage les choses qu'ils font. Il faut l'exposer, en fait. Parce que c'est comme ça aussi, que ça va pouvoir éveiller la curiosité et la naissance de Workflow, qui n'était pas imaginable. En vrai, je l'ai vu à Payfit, C'est vraiment comme ça que les gens se disent. « Ah, ok, je peux faire ça ! » Et voilà. Et tout simplement, Il faut les inspirer et il faut leur montrer avec quelqu'un de super enthousiaste. Il faut targeter des personnes dans les boîtes qui sont très chauds au niveau de l'IA et qui peuvent apporter ces trucs-là. En gros, parce que toi, par exemple, dans une boîte, on va dire moi, je vais prendre l'exemple de moi à Payfit. Moi, j'étais moi et il y avait Julie aussi pour 700 personnes. On était peu nombreux, donc j'avais besoin de m'appuyer sur les champions. Mais quand tu es dans une boîte qui est, peut-être... Être plus petite, tu n'as pas besoin d'avoir ce programme de champion, Mais t'appuyer sur des personnes sûres qui conseillent tes enthousiastes ce temps et qui ont déjà cette expérience-là. Et c'est eux qui vont pouvoir te faire faire des workflows parce qu'en fait, c'est l'expertise métier, plus cette connaissance qu'il y a, qui va te permettre de les découvrir. Et vraiment, Je trouve que c'est le Cheat code. C'est vraiment ces personnes-là qui arrivent à se démarquer et à construire des choses. Est-ce que ça répond à ta question
Terry: Yes, Ça a pris le cas effectivement, où les gens avaient déjà des licences cloud. Le cas où les gens n'ont pas en fait, oui, je te dis, ils n'ont vraiment pas manipulé. Donc, tu n'as pas encore ces enthousiastes au sein de ta boîte.
Formation IA générique ou cas d'usage métier
Sans enthousiastes en interne, Nicola déconseille les formations génériques au prompt et recommande d'attaquer par un cas d'usage, quitte à ce qu'il échoue. Terry nuance à partir de sa propre pratique de formateur : une formation qui aligne les niveaux et fait construire un premier workflow métier garde son intérêt, contrairement au contenu à distance sans suivi.
Terry: Qu'est-ce que tu pourrais donner comme Tips pour en faire
Nicola: Surtout, ne faites pas de formation. Moi, je trouve que les formations genre, apprendre à prompter ou apprendre à vibecoder, alors elles sont cool. En réalité, ça peut permettre d'apprendre à des capacités. Mais dans les boîtes, les gens, comme on dit depuis le début, On a tous une roadmap à tenir. Et en fait, Il faut attaquer par le USE case. C'est quel use case qu'on veut tacler Et ça peut être des paris. Il faut être OK de se dire que, on va essayer de tacler, Je prends l'exemple du Customer service, On va essayer de réduire la résolution du ticket. On va passer de 11 à 2 minutes, par exemple. Et comment l'Ia peut nous aider pour ça ? Ça peut marcher et c'est cool. Et ça peut ne pas marcher. Et c'est OK, ça reste un apprentissage. Mais il faut vraiment attaquer par l'angle use case. Et qui de mieux que des experts métiers qui peuvent identifier si il use case Voilà, c'est comment l'IA... C'est ça en fait aussi, l'AI Ops à Payfit, Il n'est pas juste là pour apprendre les gens à bien utiliser l'IA, C'est surtout comment je peux changer ma manière de travailler. Et c'est hyper difficile, parce que ça demande de déconstruire des années d'expérience. Pour se dire, attends, Tout ce que je fais là depuis 10 ans, Il faut que je recommence d'une page blanche. C'est un peu ça.
Terry: Du coup, Je vais être obligé de nuancer parce que j'en fais aussi, Je donne aussi des formations sur ces sujets-là. Je pense qu'il y a une nuance dont je suis complètement d'accord sur le biais de l'action et sur le fait qu'il faut pratiquer. C'est la meilleure manière de comprendre. Après, moi, Ce que je vois aux personnes avec lesquelles je fais des sessions, c'est qu'il y en a aussi qui viennent parce qu'ils ne savent pas par quelle porte rentrer. Et donc, en fait, Le bon compromis pour ces personnes-là, c'est de trouver des formations qui vont s'adapter pour ne pas faire que du pur descendant où je t'explique. Des scénarios complètement fictifs, mais c'est de la formation. Slash Conseil où? En fait, la formation va te permettre à la fois de mettre les bases et d'aligner les gens sur un niveau de compétence homogène. Et de leur faire craquer pendant leur formation, leur premier workflow métier pour qu'après, ils puissent partir avec des billes et être autonomes. C'est là où je pense qu'il y a quand même un intérêt. Après. C'est sûr que là où je te rejoins, c'est la formation où c'est du full distanciel. T'as personne qui te suit, tu sais pas. En gros, c'est l'Ebook, quoi? Ça, non. Ce n'est pas avec ça que tu vas débloquer.
Nicola: C'était vraiment dans le style et je caricaturais. C'est genre le CEO d'une boîte qui dit, il y a l'IA et tout. Je vais prendre une société, on va apprendre à tout le monde à utiliser l'IA. Et après, c'est bon. Faites de la magie. En gros, ça ne marche pas comme ça. Mais oui, je suis d'accord. Et surtout que j'ai déjà eu ce genre de profil. Et souvent, C'est des personnes qui sont déjà actives, qui l'utilisent, mais qui peuvent se sentir un peu paumées parce que c'est totalement normal. L'IA, elle avance tellement vite que ça dépasse notre capacité humaine à absorber tout ça. Et qui ont besoin de savoir est-ce que je suis droit dans mes bottes, est-ce que je fais les choses bien, mais qui ont, souvent. J'ai déjà vu qu'ils avaient déjà un peu des idées de workflow, mais ils se disent ok, comment je peux tout canaliser, tout ça pour vraiment, Me focus vraiment pour aller dans la bonne direction.
Terry: C'est ça. Et ça permet aussi, quand tu les fais, justement, avec plusieurs entreprises, c'est-à-dire que tu n'as pas que les gens de ton équipe, mais tu as des gens d'autres entreprises de faire ce partage-là que tu disais qui est hyper important et le faire aussi en dehors de ta boîte et le partage à l'échelle. Moi, j'essaie de le faire à mon échelle. Avec le podcast, on reçoit des gens comme toi, Mais c'est vrai que c'est aussi cool. Ce genre de formation où tu regroupes différents profils. Trop bien, donc tu as partagé vraiment pas mal de points, je pense, intéressants.
Pratiquer plutôt qu'écouter, le message final de Nicola
Interrogé sur le message à retenir, Nicola revient au fond du sujet : le problème est humain, et la seule réponse est de pratiquer régulièrement, de se tromper et de chercher ses propres cas d'usage, personnels ou professionnels.
Terry: Est-ce que du coup, Il y a un sujet là dont on n'a pas parlé, que tu aimerais partager dans le contexte de notre échange Un message à faire passer, un point à aborder
Nicola: Il y aurait tellement à dire, je pense qu'on pourrait en parler pendant une journée, Je ne suis même pas sûr qu'on aurait tout taclé, parce qu'en vrai, le problème, il est vraiment humain, il n'est pas du tout technologique. Le seul truc pour moi qu'il faudrait retenir, c'est il faut faire. Il faut faire. Prenez le temps, investissez. On n'apprend pas à faire du piano juste en jouant une heure par mois. C'est pareil pour l'IA. Ça va venir avec le temps, à force d'efforts et de temps. Mais juste il faut faire. Plantez-vous, trouvez des use, cases, même bidons de manière perso, ou même pro, Mais prenez vraiment ce temps, investissez-le. C'est vraiment que, comme ça. Donc, voilà, Arrêtez de nous écouter en fait là, avec Terry, juste faites maintenant là.
Terry: Yes, terminé. Mettez quand même 5 étoiles, mais vous pouvez ensuite mettre pause et ouvrir Claude ou ChatGPT, ou votre outil préféré. Du coup, totalement en aligné là-dessus sur le fait de pratiquer.
Suivre les nouveaux modèles sans multiplier les outils
Terry et Nicola discutent du rythme des sorties et d'un possible plafonnement des modèles, où la différence se joue de plus en plus sur le produit. Leur approche commune : choisir un écosystème principal, l'exploiter à fond, et s'appuyer sur le partage entre pairs pour savoir quels outils méritent d'être testés.
Terry: Une question peut-être plus sur comment toi tu gères? Justement, le fait qu'effectivement, il y a des ruptures qui sont, Enfin, il y a des breaking changes ou des avancées de modèles très récentes ou de produits. Maintenant, j'ai le sentiment, à date, On enregistre en octobre 2026, qu'on est arrivé à une certaine... Je ne dirais pas plafond de verre, je ne veux pas trop m'avancer, mais la pertinence des modèles, J'ai l'impression qu'on arrive à un niveau où j'ai l'impression qu'ils font juste des plus gros moteurs, mais que globalement, On a atteint un certain niveau sur les LLM. Et que ce qui, maintenant différencie les nouvelles releases, les nouveaux effets. Wow, c'est plutôt des évolutions. produits, le packaging des produits derrière. Ah, du fou Mais du coup, ça veut quand même dire certaines choses. C'est que là, on enregistre en octobre 2026, Cloud Cowork s'est fait merger dans Cloud Chat. Il y a encore quelques mois, il y avait trois Cloud Chat, Cloud, Cowork, Cloud, Code. On a eu les skills qui ont été initiés par Cloud, qui sont devenus maintenant le standard. Comment tu fais pour packager un petit bout de connaissances quand tu ne veux pas faire un truc ultra complexe qu'un agent Et tout ça, C'est du produit qui s'appuie sur la technologie de base des LLM. Mais du coup, comment tu fais pour gérer justement tout le monde? Potentiellement une nouvelle sortie d'un nouveau produit, d'une nouvelle chose qui commence à prendre de l'ampleur sans non plus. Te retrouver, être en permanence en train de faire du test et du test et craquer des vrais sujets métiers et pas non plus craquer. Un sujet métier qui, après Boum, casse au bout de deux mois parce que le truc est plus maintenu. Il est devenu déprécié parce qu'en fait, la boîte derrière a décidé de changer de son fusil d'épaule.
Nicola: Il perdure de te répondre parce que c'est clair que tu pourrais me poser la question sur certains produits qui sont sortis. Je les aurais pas testés parce qu'en fait, comme on dit, comme je disais, ça avance tellement vite que déjà, Il n'y a pas besoin de tout suivre. Moi, je fais en sorte de tirer un maximum de parties de mon abonnement, Claude, par exemple. J'essaye de vraiment faire au maximum tout ce que je peux faire avec ça avant de me dire, allez, je vais aller sur cet outil-là. Et d'ailleurs, pour rebondir sur un des trucs, effectivement, sur les modèles, On commence à arriver sur ce plafond de verre. Que tu dis, je le dis avec des guillemets. En vrai, on pourrait s'arrêter sur les modèles. 5.5 Sonnet, opus de Claude. Je pense qu'on serait bien. On peut rester comme ça pendant 5 ans. Je pense qu'on serait bien. Mais effectivement, Je le vois aussi que ce soit Codex ou CloudCode. Je sais que tu as un favoritisme pour CloudS. Et je comprends. Tu sais quoi ? J'ai changé d'avis, vraiment depuis l'année dernière. Je reconnais vraiment que Codex est très bon, autant que CloudCode. Et en fait, On se retrouve un peu avec ce débat qu'on pouvait y avoir il y a 10 ans, entre iPhone et Android. Ça envoie des messages, tu peux téléphoner à ta maman, tu peux aller sur les réseaux, tu peux envoyer des mails avec. C'est pareil, c'est juste l'expérience que tu as avec. Et voilà, Openia et Anthropique, On arrive sur des trucs un peu différents, pareil, mais pas trop non plus. Maintenant, comment? Je gère les différentes évolutions ? Je ne saurais pas trop. Comment dire, C'est vrai que c'est hyper difficile. C'est hyper difficile et en plus, quand tu donnes des formations, des fois, C'est vrai que je me suis retrouvé dans des formations, à un moment donné, On en a parlé juste avant, C'est que... Cowork avait mergé dans le chat la veille, où je donnais l'information et je le découvre pendant que je donne l'information. Il fallait que je m'adapte en temps réel, mais ça avance hyper vite. Ça avance hyper vite.
Terry: De toute façon, il n'y a pas de réponse. magique. Le type que tu as donné, j'aimerais qu'on ait pu parler plus que ça de Mistral Vibe, mais en fait, aujourd'hui, Le produit n'est pas du tout là pour nos usages. Ils ont pris un play très B2B, très grosse boîte, etc. Aujourd'hui, s'il y a vraiment deux produits leaders sur sur... L'IA générative. Et c'est effectivement chat GPT Cloud, qui sont quand même sur la tête de pont. Après, il y a côté Google, où il y a des choses intéressantes. Mais c'est vrai que si on choisit l'un des deux et essaie de faire le plus possible. Dans cet écosystème-là, avec après Coder, agent de code, donc Claude Code ou Codex, Coder OpenAI, Je pense que c'est une bonne démarche. Moi, en global, je partage complètement cette idée-là de toute façon, parce que sinon, effectivement, Tous les outils connexes peuvent vite te faire faire la girouette. Merci. Et après, par contre, Il y a quand même des outils connect qui ont des USE cases très spécifiques, Mais ensuite, charge en fonction de ton métier, d'aller les découvrir. Parce qu'effectivement, il y en a quand même. Et le fait de partager, au final, ça revient aussi à permettre derrière de pouvoir aussi faire sa veille en partageant avec ses pairs, en allant à des confs, en voyant, moi, j'ai utilisé ça. Ça permet aussi de faire cette intelligence collective où j'ai envie de dire le défrichage collectif où peut-être Tu as une personne qui aura passé quelques heures sur ce truc, elle sera cassée. Les dents pour toi, entre guillemets, toi, tu seras cassé les dents sur un autre outil. Et vous utilisez la connaissance. Donc, c'est aussi ça, le côté partage qui est important.
Nicola: Exactement. Tu n'as pas besoin de tout tester. Effectivement, c'est des trucs aussi qu'on fait à e-discipline. Tu partages, tu vois ce que les autres font. Et tu vois si ça vaut la peine ou pas.
Terry: Yes, top, trop bien.
Pourquoi les profils métier vont devoir monter en technique
La conviction à contre-courant de Nicola : commerciaux, marketeurs, support ou finance devront comprendre davantage le fonctionnement des LLM et oser toucher au code. Terry précise qu'il s'agit de maîtriser des outils devenus accessibles, pas de devenir ingénieur.
Terry: Du coup, pour aller vers mes deux dernières questions de fin d'échange, La première, c'est est-ce que tu as une conviction forte avec laquelle tu es en général en désaccord avec Tes Pairs
Nicola: Yes, moi, Je pense que les profils vont devoir devenir de plus en plus techniques. Ce n'est pas juste produit. Mais c'est aussi quelqu'un au commercial, quelqu'un en marketing, quelqu'un qui fait du customer service, qui fait de la finance. Parce que c'est vraiment ces personnes-là, cette expertise métier, plus la technique qu'ils vont développer. C'est pas juste, j'ouvre un terminal, je fais des commits, tout ça. Mais c'est juste avoir cette appétence de comment ça fonctionne, le LLM. Et même, genre, je build des in-apps, en fait, J'ai juste à avoir le courage. De regarder une ligne de code, avoir le courage de comprendre, c'est quoi envoyer un commit, par exemple? C'est tout ce petit truc là conjuguer à leur expertise de métier. Et ça va faire vraiment des gens avec un super pouvoir de faux et qui vont pouvoir se différencier. Et en vrai, je pense que on doit, On va aller dans cette direction.
Terry: Hyper intéressant globalement, cette conviction, je la partage juste pour la reformuler, je dis toujours C'est vrai, En fait, ce que les LLM ont apporté, c'est qu'au final, ils ont cassé la barrière technique. Mais il ne faut pas mésentendre ce métage. C'est à dire qu'effectivement, la barrière technique est cassée. Mais ça veut dire aussi que toi profil non technique ou qui ne vient pas de la technique à la base, Il faut que tu montes en technique, plutôt en usage des outils. C'est dans ce sens-là. Ce n'est pas dans le sens que tu deviens un software engineer. C'est plutôt dans le sens de prendre en main ces nouveaux outils qui sont devenus accessibles à toi. Et donc, effectivement, pour pouvoir les prendre en main à leur maximum et ne pas rester à un niveau trop générique, Il faut rentrer un peu plus dans la technique. Donc, je partage quand même pas mal cet aspect-là. Mais c'est vrai que ça permet aussi d'ailleurs de remettre en perspective qui veut... Le but au final de la technologie, c'est pour servir derrière, dans le contexte pro du business. Donc, en fait, là, l'idée, c'est que, étant donné que cette barrière est tombée, on peut y aller sur plein de fonctions. Où, hier, c'était inaccessible parce que c'était juste pas faisable. Top,
Transmettre pour mesurer où en sont les autres
Nicola explique ce qui le fait progresser : donner des cours et animer des ateliers, qui lui rappellent que la majorité des gens reste à embarquer. Il conclut sur l'importance que personne ne soit laissé de côté.
Terry: Et pour aller du coup vers ma dernière question, c'est quelles sont les choses qui te nourrissent intellectuellement ? Comment est-ce que tu progresses ?
Nicola: C'est le partage. D'une, c'est de donner des cours, des formations pour des aspirants PM ou des PM déjà en place, des head-off. Ou faire les ateliers, les meet-ups avec ai Discipline. Moi, ça me permet de garder les pieds sur terre, parce que là, depuis une heure, on a parlé, J'ai l'impression de sortir des banalités. Mais en fait, ce n'est pas la réalité de tout le monde. Moi, ça m'aide de me sortir de ma bulle et de me rendre compte qu'en fait, On est encore une minorité à avoir le niveau qu'on peut avoir, toi et moi, par exemple, Terry. Et de se dire, en fait, non, Il y a encore des personnes qu'il faut embarquer, embarquer avec nous vers le haut. Parce que moi, je me suis toujours dit à quoi ça ressemblera. L'Internet du futur, quand mon enfant sera beaucoup plus grand. Et en fait, l'IA, c'est un peu Internet 2. Et en fait, J'aimerais qu'au maximum, les gens ne soient pas mis à l'écart de ça. Parce que je pense que demain, on va déclarer nos impôts avec un truc comme Chatgpt ou Claude. Et donc, voilà, en transmettant, en donnant, Ça me permet de constater la réalité, d'avoir les pieds sur terre. Et moi, ça m'enrichit parce que du coup, ça me permet de voir comment ça se passe aussi ailleurs. Et pas juste. moi, chez moi. La tête dans le guidon
Terry: Yes, super, En tout cas, c'est le but aussi du podcast de partager, Donc merci en tout Nicola pour ton partage, les personnes qui voudraient te contacter. Où est-ce que c'est le meilleur endroit pour le faire ?
Nicola: Go, LinkedIn, c'est Open. Nicolas,
Terry: Voilà Nicola Carli, du coup sur LinkedIn. Super, et bien merci encore pour ton, partage Nicola à bientôt.
Nicola: Merci pour l'invité.