Transcription de l’épisode
Présentation de Quentin et chiffres de Français sans fautes
Quentin se présente et explique qu’il développe des applications mobiles dans l’éducation depuis trois ans. Il détaille ensuite Français sans fautes, une application de grammaire et d’orthographe qui compte environ un million d’utilisateurs actifs, ainsi que d’autres projets comme Clarté. Terry replace enfin l’échange autour de l’acquisition, des boucles de feedback et de la construction d’un produit B2C en solo.
Terry: Salut, Quentin, Merci de prendre du temps aujourd'hui pour parler de product, de bootstrap, pour parler d'indie-making, Donc, globalement, de comment est-ce que tu fais pour construire un produit en solo, Et surtout pour construire? Un produit qui a énormément d'utilisateurs dans le secteur du B2C, dans le secteur de l'apprentissage des langues. Mais je ne vais pas en dire plus avant et je vais te laisser te présenter.
Quentin: Merci pour ton invitation. Je m'appelle Quentin et je développe des applications maintenant depuis trois ans. Principalement des applications mobiles dans l'éducation. Une des applications les plus connues s'appelle Français en faute et elle compte aujourd'hui environ un million d'utilisateurs actifs. C'est une application qui va permettre à ses utilisateurs de revoir les bases de la grammaire et de l'orthographe. C'est principalement des utilisateurs adultes, mais aussi une partie. FLE, français, langue étrangère, Et là, c'est vraiment dans le monde entier. Il y a aussi d'autres applications, comme Clarté, qui sont principalement pour l'éloquence. Donc, là, des Jeux, un peu comme à Duolingo, pour retravailler son éloquence. Et aujourd'hui, Au total, c'est environ 1,5 million d'utilisateurs sur toutes les applications. Et en France, mais aussi très global dans la présence.
Terry: Et donc, tu es tout seul derrière
Quentin: Oui, je suis tout seul. Je travaille avec des partenaires, des agences qui font un super travail. Mais je suis quand même seul sur le projet.
Terry: Et donc, Depuis, combien de temps ces apps existent ?
Quentin: Alors, la première application que j'ai créée, ça a maintenant trois ans. Français sans fautes, qui est le premier succès, Ça a l'air de deux ans, un peu plus de deux ans. Donc, voilà, deux ans, une croissance linéaire et un peu exponentielle sur les derniers mois. Et environ tous les quatre, cinq mois, Je teste aussi une nouvelle application, comme par exemple Clarté, pour tester de nouveaux marchés, changer aussi un peu les sujets. Et voilà, c'est fun.
Terry: Yes, très clair. Du coup, là, ce qui va être cool, Ça va être de pouvoir justement parler à la fois de ce que tu as réussi à construire avec Français sans fautes, parce que volume d'utilisateurs hyper important, qui a grossi très vite. Et derrière, de voir les apprentissages sur lesquels tu t'appuies pour tester de lancer de nouveaux projets. En parallèle, toujours dans ce secteur de l'apprentissage des langues. Plus ou moins proche, notamment avec l'arte, qui est aussi un autre projet qui grossit bien si j'ai bien suivi. Mais donc, si on rentre par la porte de Français sans fautes, peut-être reposer bien les chiffres sur cette application-là, français sans fautes, donc déjà chez NAP, qui est disponible à la fois sur iOS et sur le Play Store Oui,
Quentin: iOS, Play Store. Et il y a une version web également. Cette version web, en fait, C'était aussi une demande des écoles et universités pour y accéder depuis un ordinateur. Et aussi, C'est une stratégie d'acquisition pour ne pas être totalement dépendant des stores et zapper aussi une partie des commissions des stores.
Terry: Et donc, sur France et sans fautes, Combien à peu près d'utilisateurs actifs Les chiffres que tu peux partager, en tout cas, qui sont publics ou que tu as à l'aise de partager pour bien poser le décor.
Quentin: Je partage régulièrement. Et donc, un million d'utilisateurs actifs, C'est des personnes qui ont l'application sur leur téléphone et qui ont fait une partie. Au moins dans les six derniers mois. Voilà, C'est comme ça que je considère un utilisateur actif. Ensuite, quand on prend vraiment l'actif mensuel, c'est un peu différent. On est plutôt entre 200 et 300 000 utilisateurs mensuels. Et en fait, pour te donner un peu un ordre d'idée, C'est 50 millions de parties qui sont faites tous les mois. Donc, quand je parle d'une partie, en fait, C'est des Jeux qu'on peut faire, soit seul ou soit contre d'autres personnes de sa région, de son pays. Voilà, partie d'orthographe.
Terry: Trop bien. Donc là-dessus, déjà, Les chiffres sont juste assez hallucinants. Derrière, une personne qui construit un produit où tu as un million de personnes qui l'ont installé. Et ce volume-là derrière qui l'utilise régulièrement. Donc, pour poser un petit peu les sujets autour de ça, On s'était dit qu'on avait parlé pas mal de deux angles, le sujet de l'acquisition, de comment tu fais pour faire venir du monde sur ton app, mais aussi du sujet de la Feedback loop, Comment tu arrives à créer derrière. Une boucle de feedback qui va te permettre de faire évoluer ton application avec ce volume aussi important d'utilisateurs de la meilleure manière possible. Et comment tu construis derrière un produit B2C de la manière la plus lean possible. Évidemment, grâce aussi à tous les outils qu'apporte aujourd'hui l'IA Générative. Peut-être pour commencer sur le sujet de l'acquisition, Parce que quand tu partages ces chiffres-là, on se dit, mais... « What the fuck » , tu vois. C'est-à-dire, aussi rapidement de grossir aussi vite, il y a à la fois la chance, mais il y a aussi le fait d'avoir trouvé le bon filon, j'ai envie de dire. Qu'est-ce que tu peux partager sur la manière dont tu as réussi à arriver à ce volume-là assez rapidement ?
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Trouver les premiers utilisateurs avec les mots-clés des App Stores
Quentin explique qu’au début, il commence petit, avec l’objectif de viser 1 000 utilisateurs sur les premiers mois. Il revient ensuite sur la publication sur l’App Store, où il faut se nicher sur certains mots-clés, comme l’orthographe et la grammaire, pour remonter dans le classement. Il décrit aussi les premiers résultats organiques, puis le passage à Meta et à la publicité pour aller au-delà de cette audience initiale.
Quentin: Ouais, au début, tu commences petit. Et c'est vrai que mon objectif des premiers mois, c'était « si j'arrive à avoir 1000 utilisateurs, ce serait incroyable » . est-ce que mes utilisateurs vont vraiment avoir de la valeur et continuer à l'utiliser ? Et au début, c'est... Je te fais un petit peu la genèse. Au début, Tu publies sur un App Store. Je pense qu'il y a peut-être des personnes de ton audience qui vont le faire prochainement. Et en fait, Quand tu publies sur l'App Store, en général, Il ne se passe pas. grand-chose. Donc, surtout en ce moment où le volume d'applications sur l'App Store, en fait, Il a fait X7 en 4 ans. Donc, c'est chargé. Il y a deux ans, il y avait un peu moins de monde. Et en fait, si tu te niches un peu sur certains mots-clés, Et c'était mon cas, Je me suis vraiment spécialisé sur les mots-clés du type orthographe et grammaire. Et assez rapidement, même s'il y avait des acteurs historiques, J'ai réussi à être premier sur ces mots-clés. Parce qu'en fait, on regarde le nombre, le volume d'installation, mais on regarde aussi les moyennes des notes, les taux d'utilisation. Et donc tout ça, ça rentre en compte dans ton classement. Et juste avec ces mots-clés qui, par exemple, l'orthographe en France, Si je me souviens bien, il y a deux ans, c'était 4000-5000 recherches. Et en fait, Si tu es premier dans ces recherches-là, tu peux facilement avoir un 500 téléchargements par jour juste en organique. Et ça, Ça te permet d'avoir déjà une première croissance. Et grâce à ça, j'avais atteint les premiers, je pense, 5... 5000 euros par mois de revenus, presque pas en organique. Le problème, c'est que ces volumes de recherche, ils ne vont pas croître. Et donc, si toi, tu vas aller au-delà de cette audience organique, Tu as différentes façons de le faire. Moi, une des façons que je connaissais et que je maîtrisais déjà un petit peu, C'était Meta et les publicités sur Meta. Donc, j'ai commencé à faire un peu d'organique sur Meta, presque pas sur Instagram. Ça a fonctionné plus ou moins bien. C'est compliqué parce que même si tu as certains formats qui vont générer un peu de vues, même parfois Buzzer. Derrière, le taux d'installation pour 1000 vues est assez faible. Même les bonnes vidéos qui présentent l'application, qui ont un peu de la curiosité vers l'application, vont générer au maximum 1 à 2 installations pour 1000 vues. Et donc ça reste difficile, en plus de répéter ces formats qui vont Buzzer. Et donc Merci. La publicité, Ce n'est pas une solution magique parce qu'on peut aussi perdre beaucoup d'argent et il faut avoir un funnel adapté aussi à la publicité. Mais c'est un moyen pour un indépendant de commencer à croître avec des budgets assez faibles au début. J'avais commencé avec 20-30 euros par jour. Alors, même si on voit souvent en ligne qu'il faut un minimum de 500 euros par jour, Si on a un bon produit et un funnel qui fonctionne bien, on peut... Commencer avec 20-30 euros par jour, c'est assez... Peut-être qu'au début, On va davantage mettre comme objectif l'installation plutôt que, Par exemple, la vente ou le début d'un trial, d'un essai, pour avoir, en plus d'événements méta et davantage optimiser l'algorithme méta. Mais petit à petit, quand tu augmentes le volume, tu changeras un peu tes objectifs. Mais tu peux facilement commencer avec 20, 30 euros par jour.
Identifier les mots-clés pertinents sur les App stores
Terry revient sur l’acquisition payante et sur la manière dont Quentin a identifié des mots-clés pertinents dans les App Stores. Quentin explique qu’au début il a avancé par tâtonnement, avec des premières applications peu concluantes, puis qu’il a constaté davantage de demande sur des requêtes liées à l’orthographe et à la grammaire. L’échange se termine sur la question de Terry sur la façon dont ce besoin a été repéré sur les stores.
Terry: Yes. Bon, on va revenir du coup sur cette partie acquisition payante. Sur la première partie où tu disais, l'acquisition organique purement à la recherche. Donc, là, tu parlais de l'App Store, donc principalement sur iOS, Mais c'était la même chose. Ouais,
Quentin: c'est Play Store, aussi.
Terry: Quand tu dis les App Store, c'est les deux que tu mets. Voilà, donc un volume de recherche important sur ces mots-clés autour de l'orthographe. Là-dessus, du coup, Tu avais déjà lancé des projets avant sur lesquels tu avais vu qu'il n'y avait pas de volume de recherche. Et tu te disais, il faut que je les kill. Et du coup, Je vais tester celui-ci parce que j'ai identifié qu'il y a des volumes de recherche importants sur ces mots-clés-là. Ou en gros, tu t'es dit, J'ai identifié qu'il y avait un besoin là-dessus, mais je ne suis pas si sûr. En fait, tu as été agréablement surpris qu'effectivement, Il y a un volume de recherche important sur ces mots-clés. Je te pose la question, parce que sur Google, typiquement avec les Google Overview, Tu peux assez rapidement voir si sur des idées que tu aurais de recherche, il y a effectivement de la demande. Parce que tu tapes, je sais pas les deux, Trois premières lettres de ton mot, tu vois si l'autocomplétion que te propose Google, ça te permet... Et après, tu as plein d'outils, des HREF, des outils orientés SEO qui te permettent de tester derrière des pertinences de recherche. Toi, comment ça s'est fait sur la partie? store, justement, cette logique d'identification des mots-clés pertinents ?
Quentin: Tu as des outils qui t'aident à avoir les volumes de recherche spécifique pour les App stores. Donc ça, C'est en premier axe, mais au tout début, Quand j'avais commencé, je pense que je n'avais pas connaissance et je l'ai fait un petit peu par tâtonnement, en recherchant aussi ce qui fonctionnait bien. Les premières applications que j'ai pu faire, pas un très grand succès. Il y a peut-être cette partie de manque de volume de recherche. Et donc ce n'était pas un besoin si important. Il n'y avait pas des hot leads. Et donc, c'est... Un peu plus compliqué à aller chercher. Et ensuite, C'est vrai que si tu viens sur un besoin important, et en particulier, l'orthographe, la grammaire, là, J'ai vu que non seulement il y avait de la demande, pas une demande énorme, non plus, mais il y avait quand même une demande, Et surtout une offre assez faible, et souvent une qualité pas toujours adaptée, par exemple au format mobile. Et là, je me suis dit qu'il y avait sûrement quelque chose à faire. Et ensuite, maintenant, avec plus de maturité, Quand je fais une recherche d'intention, l'intention, elle n'est pas forcément dans... Orthographe grammaire, Elle va être plus large, en fait, Ça peut être aussi correcteur orthographique, mais ça va encore plus loin. En fait, l'intention, Elle peut être aussi le nombre de personnes qui ont tapé sur Google les fleurs que j'ai achetées ou un nom pour savoir juste quel est l'orthographe. Et ça, Tu pourrais en quelque sorte le considérer comme de l'intention. En fait, il y a un besoin. Ensuite, est-ce que c'est un correcteur qui... Qui va résoudre ce problème-là ou pas, mais moi je pense que l'intention et le problème, il est déjà défini dans cette recherche-là.
Terry: Intéressant. Mais du coup, pour ton exemple, Si tu tapes effectivement des fois une phrase pour voir comment elle se conjugue sur Google, là, tu es sorti des stores déjà. Je suis sorti des stores. Donc, toi, initialement, là où tu t'es dit qu'il y avait potentiellement des acteurs qui étaient là, mais qui n'étaient pas au niveau où il y avait de la place à prendre sur l'intention de progresser en orthographe, de progresser en français. Comment tu as identifié ce besoin-là sur les stores ?
Identifier les vrais besoins derrière l’orthographe et la grammaire
Quentin explique qu’en restant dans les langues et le français, il s’appuie sur son expérience de l’école de français pour mieux comprendre les vrais problèmes des utilisateurs, notamment autour de la grammaire, de l’orthographe et des niveaux B2 et C1. Il précise aussi que le travail des mots-clés ne doit pas être trop coercitif, parce qu’au fond le besoin est souvent plus large que le seul problème d’orthographe. Terry rebondit ensuite en faisant le parallèle avec d’autres projets, comme Clarté, pour demander comment identifier la pertinence d’un produit à partir du problème et des mots-clés.
Quentin: Sur les stores, pour l'orthographe
Terry: Ouais.
Quentin: Donc, là, c'était... Je travaillais toujours un peu dans ce même domaine, toujours dans les langues et dans le français. Déjà, Je pense que c'est plus facile de rechercher dans cette niche-là. Et ensuite, Je suis parti de mon expérience précédente, avec notamment mon école de français, qui m'a permis aussi de mieux comprendre. Quels sont les vrais problèmes des utilisateurs. Et notamment, sur la grammaire, sur l'orthographe, Comment est-ce que tu te formes sur, Par exemple, tes niveaux, B2, C1. Et ces derniers niveaux sont souvent les plus difficiles à atteindre. Et il y a moins de solutions pour ça. Et donc, c'est en imaginant cette solution que j'ai un peu plus peaufiné, et notamment sur les mots-clés. Mais ensuite, le travail de mots-clés, Il ne doit pas être trop coercitif. Certes, tu as une intention, tu as envie d'exploiter, mais derrière, c'est plus le problème, de manière générale. Et ce problème, de manière générale, Il va s'exprimer... À travers la recherche, Mais il y a aussi en fait, par exemple, aujourd'hui, J'ai plus, je pense, un tiers de mon audience qui n'ont pas trop de problèmes d'orthographe et de grammaire. En fait, c'est plutôt une audience un peu plus âgée, qui, à la place de faire un mot fléché, vont télécharger français sans Faites. Et donc, tu vois, Il y a aussi un problème, au final, un peu plus large. Tu crées le produit et parfois, en fait, Ça vient rencontrer un nouveau problème auquel tu n'avais pas pensé.
Terry: Hyper intéressant. Et donc, Pour faire le parallèle, peut-être avec d'autres projets que tu as lancés en parallèle de Français sans fautes. Type clarté sur la partie identification, justement, toujours du problème. En tout cas, parce que la définition des mots-clés sur lesquels ça peut être pertinent derrière, comment tu as... Déjà, qu'est-ce que fait Clarté, un autre produit qui est plus récent Et comment est-ce que tu as identifié que ça pouvait être pertinent ?
Clarté, l’application d’éloquence et son MVP
Quentin présente Clarté comme une application qui propose chaque jour un petit exercice d’éloquence, où l’utilisateur parle sur un sujet au hasard avant qu’une IA analyse ce qu’il a dit et lui présente une série d’exercices. Il explique que le produit est parti d’un MVP très simple avec un enregistrement d’une minute par jour, inspiré par ses propres difficultés à prendre la parole en public et par l’efficacité qu’il trouvait dans la répétition et le feedback régulier. Le passage aborde aussi la faible intention de recherche autour de ce type de solution, les premiers chiffres de Clarté jusqu’à 100 000 utilisateurs, puis Terry demande comment construire des campagnes paid quand cette intention n’existe presque pas.
Quentin: Clarté, C'est une application qui te permet tous les jours de faire un petit exercice d'éloquence. Donc, parler sur un sujet un peu au hasard. Et ensuite une IA qui va analyser ce que tu as pu dire et te présenter une série d'exercices. Ce ne sont pas des exercices un peu théâtraux, ce ne sont pas des exercices de diction. Mais aussi, on peut définir ton pitch et qui tu es, de manière générale. Au début, on y reviendra, Mais c'était vraiment un MVP qu'il y avait juste un enregistrement tous les jours d'une minute à faire. Ça a un peu évolué maintenant. Mais typiquement, pour Clarté, je pense que c'est un mix entre... J'aime bien développer des applications qui viennent, résoudre un des problèmes que j'ai ou que j'avais. Typiquement, pour l'orthographe, c'est le cas. J'étais toujours mauvais en orthographe et en fait... C'est vrai que quand tu es dans cette situation-là, pour se reformer. Quand tu as 25 ans, c'est assez compliqué. Tu vas partout, on a l'école. Et pour l'éloquence c'était un peu le même sujet. Quand tu vas intervenir dans l'espace, quand tu vas prendre la parole en public, Moi, j'avais toujours beaucoup de mal. Je pense, comme beaucoup. Et voilà, J'avais beaucoup de « e » , beaucoup de bégaiement. Je me suis très vite rendu compte qu'en fait, la répétition. Assez simple, de parler sur des sujets un peu variés, non préparés, et aussi avoir un feedback régulier, C'était un des moyens les plus efficaces, en tout cas, qui marchait bien pour moi. Et j'ai empaqueté ça un peu dans un petit produit, juste pour tester l'idée. Et en parallèle, pour comment aussi le placer, Là, je suis allé pareil, la recherche de mots-clés, mais pas seulement. J'ai regardé ce qui fonctionnait bien sur le marché anglo-saxon. Il y a déjà quelques gros acteurs, pas exactement sur le même pitch. Davantage, par exemple, sur la diction, sur le Small talk, un peu moins sur vraiment l'éloquence. Je pense que c'est un truc un peu plus français, le côté éloquence. Et donc, sur ce point-là, Je me suis... Il y avait très peu de recherche. Ça m'a un peu déçu, je me suis même dit Je vais pas y aller parce qu'il n'y a pas d'intention, mais en fait, c'est l'intention. On n'y pense pas qu'on peut à travers aussi des solutions avec des applications vraiment de travail. Son éloquence, On pense davantage à prendre un coach davantage à des formations d'entreprise. Et donc, voilà, c'est aussi que quand on, c'est pas que ça existe. Ce genre de solution, En fait, il n'y a pas d'intention de recherche. C'est pour ça encore qu'il faut se méfier de ce que j'ai pu dire avant aussi.
Terry: C'est intéressant parce que, du coup, les chiffres sur clarté. Aujourd'hui, c'est quoi ?
Quentin: Clarté, pour te dire un petit peu, Le premier mois, on était 2000 utilisateurs. Juste en croisant un petit peu avec faire du cross-selling. Là, le deuxième mois, 30 000. Et là, on est arrivé les 100 000 au troisième quatrième mois d'utilisateur.
Terry: 100 000, sachant que sur ces 100 000, ce n'est pas 100 000 qui sont venus de Français sans trottin.
Quentin: Non, pas du tout. Il y avait un peu de cross-sell au début, les 2000, mais au final, C'est beaucoup d'acquisitions. Encore une fois, quand tu connais un peu l'engrenage et que tu as une machine d'acquisition, notamment à travers la publicité, Et que tu commences à comprendre un peu ce qui fonctionne. C'est assez facile, au final, de tester un nouveau produit.
Terry: Donc, là, Sur ces 100 000 sur Clarté, les 2 000 premiers venaient du coup du cross-sell, comme tu dis, globalement. Et après, ce n'était pas du coup de l'acquisition organique, mais c'était sur du paid. Donc maintenant, si on fait cette bascule sur le paid, parce que comme tu le disais, sur l'acquisition organique, Il n'y avait pas l'intention de recherche autour de ces solutions.
Quentin: Très peu.
Terry: Si on revient donc maintenant sur la logique de paid, à la fois, on peut rester sur Clarté, Ensuite, on revient sur Français sans fautes, mais donc ça veut dire quoi ? Donc, pour clarté, là où tu te rends compte qu'il n'y a pas d'intention de recherche sur ce type de solution pour les loquences, Pour autant, tu vas aller payer des campagnes chez Meta pour pouvoir amener du trafic sur ton application. Donc, tu vas faire quoi dans ces campagnes ? Parce que s'il n'y a pas d'intention, comment tu construis ces campagnes ? Comment tu y réfléchis ?
Parler aux utilisateurs et cibler des cas d’usage plutôt que des personas
Quentin explique qu’au début, il essaie de parler à des utilisateurs par email, avec un calendrier ouvert et des échanges courts d’environ 10 minutes pour voir qui utilise l’application. Il dit ensuite qu’il s’appuie sur des données plus macro et sur des campagnes assez larges pour comprendre qui vient, qui convertit et affiner progressivement la segmentation. Dans cette logique, Quentin défend l’idée de cibler des cas d’usage et des besoins concrets plutôt que des personas « old school » définis surtout par l’âge, le lieu ou la catégorie socio-professionnelle.
Quentin: Tu réfléchis aux problèmes et tu réfléchis aux différents personas qui vont utiliser aussi ton application. Et assez rapidement, J'essaie de parler à des utilisateurs, de voir un petit peu qui utilise cette application.
Terry: C'est quoi ta démarche pour aller les contacter, pour leur parler ? C'est quoi un peu? Les volumes
Quentin: Souvent, c'est premier contact, email. Ensuite, J'essaie d'avoir un calendrier ouvert. Je leur dis juste 10 minutes. Souvent, je ne vais pas beaucoup plus loin. Les 10 minutes, ça peut aller un peu plus loin. Je ne vais pas non plus rencontrer tant de monde que ça. Ensuite, je vais plutôt prendre des données plus macro, sur un peu le profiling du utilisateur. Il y a des données, surtout sur l'onboarding, que j'arrive à reprendre, notamment sur le profiling. Le problème principal, sur aussi les professions, sur l'âge. Ça, ça va me permettre un peu de bien comprendre. Mais encore une fois, quand c'est le tout début, Ta première audience n'est pas forcément la meilleure audience. Donc, si, par exemple, J'ai fait une campagne cross-selling avec Français sans Fautes, peut-être que c'était une audience qui n'était pas l'audience la plus pertinente, qui n'allait pas ensuite payer l'abonnement ou qui n'avait pas la plus grande valeur. Et donc, souvent, l'audience, en fait, Tu vas la trouver un peu. Euh... Par toi-même et en faisant des campagnes et metaheads, par exemple. Donc les premières campagnes, elles, vont être assez clés. Et c'est là où il faut être un peu généraliste. Mes premières campagnes, je vais faire un personnage très large et sur ce personnage, très large, je vais voir un petit peu qui arrive, qui vient et qui convertit. Une fois que j'ai plus de points de données par rapport à ça là, je peux aller creuser un petit peu, aller plus loin dans la segmentation des campagnes, mais au tout début. En fait, comme tu ne sais pas vraiment qui va utiliser ton application, qui va payer, tu es un peu obligé d'être large. Et un des gros avantages de faire de la pub, et surtout sur les plus grands réseaux sociaux, c'est qu'en fait, Tu as une audience très large et que tu vas la trouver en fait. Et si tu ne la trouves pas sur Meta, il y a de fortes chances qu'elle n'existe pas.
Terry: Et donc là-dessus, quand tu ouvres quand même, ça assez large sur tes premières campagnes, l'attribution que tu arrives à créer pour après pouvoir descendre à ce niveau de segmentation pour dire OK, c'est ce personnage cible là, telle population, tel type d'âge, telle type catégorie socio-professionnelle pour pouvoir refermer. Après, comment tu le fais ça parce que j'entends bien du coup, au début, tu ouvres, donc tu vas avoir beaucoup de volume qui arrive, mais après tu vas vouloir chercher. Quelles sont les personnes qui ont effectivement converti. Et donc, ça veut dire qu'il faut que tu aies une attribution complète, vraiment que tu reconnectes tous les points ensemble entre ton app
Quentin: et ce que ta campagne a permis d'amener. Pour ceux qui font des campagnes en mobile, surtout sur iOS, l'attribution. C'est toujours un sujet assez compliqué, mais ce dont j'ai besoin, c'est un peu deux problèmes différents, il y a le problème, un peu du, Quelle campagne fonctionne? Dans quelle vidéo va fonctionner? C'est l'attribution. Un peu la Black Box de Méta qui va essayer de comprendre ça? Ça, en fait, Au final, pas beaucoup de levier d'action. L'autre point, c'est de comprendre qui convertit, Donc, quels sont les personnes à qui convertissent. Et là, il y a plusieurs outils analytiques que tu peux utiliser. Donc, ça peut être géographique, de l'âge, mais en fait, Ça va être aussi sur... Ça peut être de la profession, mais surtout les besoins, en fait. Par exemple, sur Clarté, C'est beaucoup de reconversion professionnelle. Et en fait... Les personas un peu Old school, de 35-45 ans, qui habitent dans la région parisienne, Ça a peu d'intérêt au final, quand tu fais ta publicité. Ce que tu fais dans ta publicité, c'est de parler un peu en USE case, Un cas d'usage concret, un besoin concret d'utilisateur. Et c'est ça que tu vas aller cibler. Donc ça peut être la reconversion professionnelle, donc des entretiens à préparer. Ça peut être aussi des... Ça peut être des discours de mariage, ça peut être des instants de vie un peu importants, où tu vas faire un exercice auquel tu n'as jamais pensé. Donc, voilà, C'est les différents cas d'usage qui vont driver ensuite les différents segments aussi publicitaires.
Terry: C'est hyper intéressant ce que tu dis, parce qu'en fait, c'est vrai qu'on a tendance à garder la version Old School du personnage. Comme je te l'ai dit, la catégorie socio-professionnelle, l'âge, le lieu de vie, des enfants, pas des enfants. Et en fait, Ce que tu dis, c'est que non, c'est pas tant mettre telle personne dans telle boîte, c'est à tel moment de vie, Cette personne va avoir telle problématique. Et c'est la problématique que tu vas packager pour dire, ok, c'est cette problématique à laquelle moi, je peux répondre. Typiquement, discours de mariage, reconversion professionnelle. Et peu importe la personne sous-jacente qu'elle soit. 35-45, que ce soit une personne. 60-70. C'est assez intéressant cette manière de... De voir. Et donc là, c'était donc pour le cas de Clarté, où, au final, tu savais pas trop, T'étais pas clair pour faire un mauvais jeu de mots. Sur qui, au départ, en tout cas, puisqu'il n'y avait pas d'intention de recherche. A l'inverse, dans le cas de France, est sans fautes, Quand t'as commencé, t'as lancé. Première version, T'as vu qu'il y avait une véritable demande forte en termes de recherche organique, mais qui est assez rapidement arrivé à un plateau. Tu parlais autour des 5K de revenus en pur organique et là, tu t'es dit. Il faut que j'accélère et donc il faut que je passe sur du paid pour accélérer. Donc, là, quelle a été ta démarche sur France? Et sans fautes quand tu as basculé. D'une recherche organique qui était déjà plutôt bien, qui fonctionnait bien, mais pour laquelle il y avait une limite de part
Construire les campagnes payantes de Français sans fautes et personnaliser l’app
Quentin explique comment, au début, il a construit lui-même les campagnes payantes avec peu de budget, en testant des formats maison comme la vidéo, les images et les carrousels. Il détaille aussi comment un problème clairement identifié et des personas évidents ont simplifié le marketing, puis comment il a segmenté davantage quand les budgets ont augmenté. Enfin, il décrit la personnalisation de l’application selon les profils et les besoins, avant que Terry n’ouvre la discussion sur la boucle de feedback et les aspects plus techniques.
Quentin: C'était assez naturellement, Tu augmentes les budgets toutes les semaines. Un petit peu plus.
Terry: Et donc sur la construction de tes campagnes, tu es parti directement des mots clés qui fonctionnaient sur de l'organique
Quentin: Alors, sur la construction des campagnes, au début, Surtout quand tu n'as pas de budget, tu fais les campagnes toi-même. Donc, c'était moi qui me filmais. C'était aussi des statiques, des images, des carousels, avec des résultats moyens. Je ne suis peut-être pas le meilleur réacteur. Mais en tout cas, Ça suffit pour drainer déjà les premiers utilisateurs et avoir un ros positif. Donc, le retour sur la publicité. Et en fait, surtout quand tu as des petits budgets au final. Meta va assez bien. Comprendre aussi, malgré ce qu'on peut dire, quelles sont les premières audiences qui vont convertir. Et donc, juste avec, du fait maison assez large, Mais le problème, c'est ce qui a bien fonctionné avec Français, sans Fautes, Je pense, par rapport aux autres applications qui ont plus de difficultés au début, c'est que le problème est clair, en fait. C'est tellement plus facile de faire... Du marketing? Quand t'as un problème identifié, quand t'as des personas assez évidents, tout devient plus simple. Et je pense que c'est un peu l'écueil de pas mal de solutions. Où t'arrives pas à bien définir? C'est quoi le vrai problème là? Quand pour Français sans Fautes voilà, difficulté d'expression écrite et bien une application pour t'aider. Et ensuite, plus tu vas loin et plus tu mets des budgets importants, c'est là où tu dois en fait segmenter davantage. Et dans la segmentation, t'as le cœur, qui va être justement des personnes plutôt adultes, qui ont des difficultés à écrire, pour voir un peu les bases. Mais t'as aussi ensuite d'autres, qui sont plutôt bons, mais ont envie de travailler davantage le vocabulaire. Donc, enrichir le vocabulaire, trouver les bons mots, s'exprimer avec plus de justesse. Et ensuite, t'as aussi la partie non-native, qui, eux, ont d'autres besoins, mais qui trouvent dans l'application des solutions qu'ils n'ont pas pu trouver ailleurs. Parce que, comme c'est un niveau assez avancé, tu ne le trouves pas, par exemple, sur des applications comme Duolingo. Et ensuite, aussi, cette audience dont je t'ai parlé, qui est les plus seniors, là, c'est plutôt du loisir. Et petit à petit, quand j'ai construit le produit... J'ai aussi hyper personnalisé et en fait, l'interface va être différente en fonction de ton personnage, en fonction de tes besoins. Et tout ça, en fait, est déjà défini dans l'onboarding, ce qui fait que ça s'adapte très facilement à chacun de ses besoins.
Terry: Là, tu me fais la transition parfaite pour aller vers ce sujet de la boucle de Feedback. Et comment tu en es arrivé à créer aussi cette personnalisation en fonction des profils des personnes qui vont utiliser ton produit. Parce que j'imagine que la première version n'avait pas ce niveau de personnalisation-là. Comment tu as mis en place, Et on peut rentrer aussi un peu dans les aspects plus tech, de comment tu es allé? Utiliser l'IA et différents outils pour créer cette boucle de Feedback qui t'informe de manière... data-driven sur les usages, sur l'orientation derrière de ta vision, produit, pour à la fois servir le plus de personnes possible, sans non plus totalement disperser, Parce que les volumes dont on parle sont quand même des volumes assez importants, Dans le B2C, on a plus souvent des volumes très importants que dans le B2P, Mais malgré tout, t'as ce risque-là après, quand t'as un volume important, de potentiellement un peu partir dans tous les sens, Et donc réussir à avoir cette boucle de Feedback qui te confirme que... Ça, il faut que tu le fasses versus, ça non, il ne faut pas que tu le fasses. Et puis ensuite d'ajuster toi. C'est quoi un petit peu la machine que tu as construite autour de ça et à laquelle tu es arrivé, qui fonctionne bien?
Construire une boucle de feedback avec peu de volume puis à grande échelle
Quentin distingue les approches selon le volume : au début, il avance plutôt à l’instinct, copie ce qui fonctionne chez de gros acteurs comme Duolingo, puis adapte progressivement en prenant les retours avec prudence, car les Power users ne représentent pas forcément l’ensemble des utilisateurs. Il explique aussi qu’il testait parfois l’importance d’une fonctionnalité en la retirant et en observant le niveau de plainte, tandis que Terry relève que les enquêtes de satisfaction captent souvent surtout les Power users et que retirer un élément utilisé au quotidien peut faire apparaître des réactions plus proches de la réalité. Quand le volume augmente, Quentin décrit une approche plus macro avec beaucoup de points de données et des micro-questionnaires sur chaque feature pour mesurer, comparer, retirer si nécessaire et itérer rapidement, avant que Terry ne lui demande comment il arbitre entre penser problème ou pain et faire du techno Push ou du feature push.
Quentin: Je pense que je vais te répondre en deux points. Le premier, c'est comment tu fais quand tu n'as pas beaucoup de volume. Et le deuxième, c'est comment tu fais quand tu as beaucoup de volume, parce que c'est des approches complètement différentes, donc, au tout début, avec peu de volume, En fait, tu fais un peu à l'instinct. Et le conseil que je peux te donner, c'est surtout de copier ce qui fonctionne bien, et notamment pour les onboardings, qui est peut-être le point le plus clé pour les applications. Donc tu copies des gros acteurs. Moi, j'avais pas mal copié Duolingo au début, même sur la gamification, etc. Et tu dis qu'eux, ils ont tellement testé, Il y a bien à y avoir des choses qui fonctionnent. Et ensuite, tu adaptes petit à petit. Donc, pour l'adaptation à petit volume... Tu vas prendre des retours utilisateurs, mais là, pareil, au début, Tu écoutes un peu trop. Tes utilisateurs. Surtout quand tu ne sais pas très bien quel est ton utilisateur clé qui va vraiment utiliser l'application. Et souvent, Ce qu'ils te parlent, c'est les Power users. Et les Power users, ils ne sont pas représentatifs du panel global. Donc, il faut y aller avec beaucoup de pincettes. Moi, ce que je faisais, c'est que c'était un peu barbare, mais j'enlevais des fonctionnalités. Et en fait, Je regardais le niveau de plainte. Et donc, si je voyais que tu avais beaucoup de personnes qui m'ont eu des emails, parfois même des insultes par email assez régulières, Je me dis bon, Ça devait être assez important quand même. Et donc, voilà, Je testais vraiment un peu sur de la coup. Maintenant que j'ai du volume, là, c'est différent.
Terry: Là, tu vas prendre beaucoup de mails,
Quentin: là, je peux plus faire ça
Terry: ce point là. En tout cas, il est hyper intéressant sur le fait que ce que tu dis, après, je te laisse juste continuer. Mais effectivement, c'est que moi, je me fais toujours cette réflexion. Quand tu reçois des interviews, des enquêtes de satisfaction, je me dis les gens qui répondent. En fait, les trois quarts du temps, c'est des Power users, C'est des gens qui ont l'habitude de faire ça. C'est pas du tout, en fait représentatif de la majeure partie des gens, Par contre, si t'enlèves un truc que les gens utilisent au quotidien, là, ils vont prendre le temps d'aller t'insulter. Et donc, effectivement, là, tu vas te rendre compte de la réalité au plus proche. Versus des customers Survey, où t'aurais juste les Power Users qui t'auraient répondu J'aime bien l'approche, même si c'est un peu, peut-être
Quentin: Chine. Je sais pas si ne reproduisez pas ça chez vous, mais ensuite, une fois que t'as du volume là, je pense que c'est un peu plus classique, je pense que j'ai Merci. Tu fais davantage du macro. Et le plus important, c'est d'avoir beaucoup de points de données et avoir du point de données aussi sur un peu. Chacune des features. Et surtout, quand tu développes quelque chose de nouveau, par exemple, pour ÉclairT, Là, j'étais très agressif sur les retours. Donc, à chaque fois que tu utilises une des fonctionnalités, tu as un petit questionnaire juste de 5 étoiles. Et si tu ne mets pas les 5 étoiles, tu as un petit « qu'est-ce qu'on pourrait améliorer ? » Et euh... Et même parfois, en fait, Tu ne pouvais même pas fermer la modale si tu n'avais pas écrit. Donc ça, Ce n'est pas très bon pour ta rétention. Tu biaises aussi, là,
Terry: Au final.
Quentin: Tu biaises aussi, peut-être, ouais. Et ça, ça te permet, aujourd'hui, Je dois avoir une quinzaine de questionnaires différents. En clarté et à chaque fois aussi, c'est des micro questions comme ça. Ça va me permettre aussi d'avoir les personnes qui ne prennent pas le temps et qui sont souvent aussi ces personnes clés. Et ça, ça me permet à chaque fois que je crée une nouvelle feature que je modifie quelque chose d'avoir vraiment le Delta. Et de voir de pouvoir mesurer chacune des features des exercices entre eux. Et ce qui est dur, c'est on prend la décision à partir d'un moment, même si il y a un seuil qui n'est pas respecté en termes de notes minimum, de retirer cette feature. Et comme ça, tu itères, tu crées de nouveaux exercices. Il y a 10 000 façons de faire des exercices de diction. Il y a des choses un peu classiques, des virelangues, etc. Mais en fait, ce qui va vraiment fonctionner, ce qui va vraiment apporter de la valeur... Difficile à mesurer si t'as pas énormément de points de données comme ça. Et en fait, tu vas pouvoir si tu fais du one-one avec tes utilisateurs et que tu leur parles déjà. En fait, ils ont tu les as plus. Dans l'instant, ils viennent pas juste de faire la feature si tu veux leur parler d'un d'un point de l'application, qui, au final, est un peu, peut-être obscur pour eux. Ils ont oui, ils vont, vont, peut-être penser l'avoir déjà fait, mais en fait, ils ne l'ont pas fait. Donc, être sur le show, avoir directement le retour, même si c'est un retour assez simple de 1 à 5, Il y a aussi tous les biais que tu peux avoir aussi avec ce genre de notes. Mais en tout cas, Je trouve que c'est assez efficace pour itérer rapidement.
Terry: Et quel est ton rapport, du coup, Quand tu vas pousser une nouvelle feature, à quel point, justement, tu... Plutôt que de penser feature, tu vas penser. problème. Tu parlais du problème auquel tu réponds globalement avec ton app. Mais à quel point tu te dis, Bon là, il y a un pain ici. C'est comme ça que je... Versus tu fais du techno Push ou du feature push. Versus, il y a un problème qui revient. Je vais essayer de construire quelque chose pour y répondre.
Définir une constitution produit pour cadrer la vision long terme
Quentin explique qu’il a défini une Constitution pour chacune des applications afin de cadrer à la fois le problème à résoudre et la vision à long terme, avec des règles qui servent ensuite à filtrer les features. Terry revient alors sur la façon de construire cette boucle de feedback et sur l’arbitrage entre intuition et données pour décider quoi garder ou arrêter. Quentin donne ensuite des exemples de ce qui fonctionne moins bien dans son contexte, comme certains éléments de gamification ou trop d’animation, et de ce qui peut parfois mieux convertir quand c’est plus sobre.
Quentin: J'ai mis un truc assez marrant dans mon repo, J'ai mis une Constitution où j'ai passé presque une journée complète à définir une Constitution pour chacune des applications. Qu'a été le problème, Mais aussi la vision qu'on a à long terme. Par exemple, pour Clarté, Il y a aussi la vision, un peu plus long terme de se dire Je vais être le partenaire du quotidien pour l'expression. T'aider sur les moments clés. d'expression, mais aussi, tout au long de ton parcours pro, pouvoir t'accompagner. Et avec une loupe qui s'améliore en te connaissant de mieux en mieux, Avoir de plus en plus de points de données sur toi. Et donc, à chacune des features, Elle doit par exemple améliorer ce feedback loop. Et donc ça, si je commence à prompter pour me dire quel feature j'ai envie de faire et qu'elle ne respecte pas ces règles-là, elle ne va pas passer le test. Donc ça, c'est un peu un premier filtre. Et ensuite, c'est un petit peu une analyse par l'utilisateur si elle est vraiment utilisée. On ne va pas rentrer dans le détail. Le corps principal de l'application, il y a une feature clé, Donc tu parles toutes les minutes, Mais ensuite, il y a des exercices autour et aussi un peu de la théorie. Et le but, c'est de pouvoir avoir à chaque fois des exercices et de la théorie qui viennent compléter ton rite quotidien d'exercice déloquence. Et en fait, On peut essayer de mesurer aussi l'impact qu'ont ces exercices sur tes enregistrements futurs. Donc... Et je pense que le plus important, c'est d'avoir une feature clé et ensuite d'avoir d'autres points qui permettent de l'améliorer.
Terry: Ok. Et donc, par rapport à ces autres... Du coup, effectivement, Tu as ton problème principal auquel tu réponds. Ensuite, tu essaies de voir comment tu peux l'enrichir avec toutes ces nouvelles fonctionnalités et, du coup, itérer sur ça. Pour revenir du coup, sur la manière dont tu as construit un peu cette boucle de Feedback, et comment tu décides ou pas? Effectivement, de killer? Par exemple, quelque chose que tu aurais développé, pour lequel il n'y a pas de note satisfaisante ou une adoption satisfaisante. Là-dessus, est-ce Qu'il y a des choses peut-être Que tu avais testé de faire aussi, que tu as complètement arrêté sur des choses que tu aurais pu dire à droite, à gauche. En termes de bonnes pratiques, justement, de comment faire Du développement très orienté, très data-driven d'un point de vue, compréhension de tes users, versus. Mettre plus d'intuition, la part entre l'un et l'autre, Parce que c'est toujours, évidemment, au plus prédictif et au plus fondé risque, On préfère, mais la réalité, c'est qu'il y a toujours un mix, en général, entre de l'intuition et derrière, Outiller cette intuition pour pouvoir mesurer si oui ou non, Cette intuition a été vérifiée. Toi, vraiment, en pratiquant et en étant seul, en devant, faire plein de choses à la fois, Quelles sont peut-être les choses que tu considères comme étant des mythes ou des choses qui ne marchent pas dans ton contexte versus des trucs qui t'ont agréablement surpris ?
Quentin: Il y a certains points de gamification, par exemple, les badges, etc. Surreprésentés, ne fonctionnaient pas forcément si bien. Même moi, quand je... J'utilise d'autres applications, en fait, quand il y a trop d'animation. À un moment, t'as juste envie d'aller au concret, d'avoir le frère. Donc, Je pense que le sur-animation n'a pas toujours très bien fonctionné, même si, en fait, c'est joli, même si tu te dis, ah, ça fait une application un peu plus. quali. Il y a des choses qui ne fonctionnent pas toujours bien. Il y a aussi d'autres choses, là, C'est plutôt sur la partie. autant... publicitaire, donc sur le contenu publicitaire que sur l'onboarding, C'est des intuitions de design. En fait, parfois, On pense que quand c'est beau, c'est mieux. Et parfois, du lait fonctionne très bien. Donc ça, on le sait depuis un petit moment, avec la publicité. Je pense que si tu scrolles un peu ton Instagram, tu vas voir beaucoup de ce qu'on appelle les Ugly ADS qui fonctionnent bien. Mais en fait, le Ugly ads, Il faut aussi le répliquer sur l'onboarding, sur certains points, et les tester. Et par exemple, Il y a des paywalls très, très sobres, qui convertissent bien mieux qu'un paywall bien finetune. Et en fait, C'est des points un peu contre-intuitifs. Et toi, qui as envie de faire un beau produit, tu vas dire non, Je n'ai pas envie d'aller là-dedans. Mais au final, parfois, le très simple, un peu ugly, peut très bien fonctionner.
Terry: Yes, très clair. Du coup,
Claude, Admanage et AppFollow dans le quotidien d’un solo founder
Terry demande à Quentin quels outils il utilise au quotidien en tant que solo founder, dans sa partie product tech comme dans sa partie marketing. Quentin explique que sa base est plutôt « Cloud, Cloud, Code », qu’il choisit ses outils selon leur disponibilité et la présence d’un MCP ou d’une API, puis cite Claude pour les récapitulatifs d’analytics, Admanage pour la gestion des campagnes et AppFollow pour la recherche de mots-clés et le suivi des classements. Après cet échange sur les outils, Terry ouvre un nouveau sujet en l’interrogeant sur la manière dont Quentin gère la perte potentielle de clients et le churn.
Terry: maintenant pour revenir un peu sur toi, tes outils en tant que kindymaker, que solo founder, Quels sont un peu les outils que tu utilises au quotidien Donc, Ada, On enregistre cet épisode fin octobre 2026, Donc les choses évoluent vite aussi, Mais je suis curieux de savoir un petit peu quels sont tes tool sets IA, pas IA, que tu utilises pour construire, faire évoluer, aussi bien sur la partie Pure Product tech, la partie plus marketing
Quentin: Aujourd'hui, à cette heure-là, c'est plutôt Cloud, Cloud, Code, qui est en ma base. Et ensuite, Je choisis maintenant principalement mes outils avec leur disponibilité, S'ils ont un MCP ou pas, c'est assez clé. Sinon, certains outils qui n'ont pas, J'ai juste des connexions API et ça suffit. Mais j'essaie d'avoir une interface unique, presque. Par exemple, mes outils d'analytics, J'y vais quasiment plus. C'est Claude qui me fait un récap quotidien ou hebdo sur certains points, avec ses propres graphes et avec ses propres analyses, en fait, Parce qu'il va déjà analyser des anomalies que tu vas avoir dans la semaine. Pareil pour les outils de gestion de campagne, J'utilise Admanage qui parait un MCP, Ça me permet de voir les campagnes assez clairement. Pour le testing, pareil, La plupart des tests sont maintenant faits automatiquement, Ils peuvent être créés. Aujourd'hui, au global, Je dois avoir un sacré budget. outils, mais au tout début, Tu n'as pas besoin de grand chose. Tu peux tester un petit peu tout. Pour la partie, Keyword search, J'utilise AppFollow. Ça permet aussi de voir un peu tes classements sur les stores des différents pays, voir sur quels Keywords tu te rank bien.
Terry: Et du coup, après, très clair, On a parlé pas mal d'acquisition, de Feedback loop. On n'a pas parlé de la partie. Quand tu perds potentiellement des clients. Parce qu'ils ont terminé ou parce qu'ils étaient déçus de la qualité du produit, la partie churn. Toi, comment tu le gères, ça Est-ce que c'est un problème ou pas nécessairement Au final, tu n'as pas eu à le gérer. C'est quoi un peu ton...
Gérer le churn, les offres de reconquête et les ligues de famille
Quentin commence par dire que le churn est un vrai sujet, avec de gros taux de départ dans l’éducation et seulement 25 % des abonnements annuels qui reviennent l’année suivante. Il explique ensuite les offres de reconquête, le travail tout au long du customer journey, les annulations au jour zéro sur les applications mobiles et les tests de pricing ou de win-back offer. Enfin, Quentin évoque les leviers produits pour retenir davantage, comme les offres famille, les ligues de famille et un outil de correction pensé pour redonner de l’autonomie aux utilisateurs.
Quentin: Oui, le churn, C'est clairement un problème. On a quand même un gros churn, mais c'est commun. En fait, quand tu vois les benchmarks, Ça dépend énormément de ton secteur. Mais dans l'éducation, c'est des gros churns. Et moi, je vais avoir 25% des abonnements annuels qui vont revenir l'année suivante. Donc, ça reste assez faible, mais en fait, C'est légèrement au-dessus des Benchmark dans l'éducation en France. Ensuite, comment les maintenir ? Ça, c'est un grand sujet. Tu as des offres de reconquête. Et là, pareil, il faut le travail tout au long du customer Journey. Donc ça va aller quelques semaines avant la fin. Donc, il faut réactiver un maximum d'utilisateurs, pour ne pas qu'il y ait la mauvaise surprise d'un abonnement oublié. Ça, c'est assez commun. Et le Churn en fait, sur les applications mobiles, Surtout quand tu fais des périodes d'essais, Il arrive au jour zéro. Donc, tu as dans tout... Des annulations en moyenne 40% qui churn au jour zéro. Donc certains, un peu comme moi, Quand je m'inscris pour tester une application, je vais directement me désabonner. Et donc, là, tu as aussi une autre stratégie, c'est comment je réactive ces mecs-là qui sont désabonnés, mais en fait, Ils voulaient juste tester. Ils vont sûrement peut-être se réabonner plus tard. Et donc là, Ce n'est pas forcément pertinent d'avoir une back offer, mais ça peut être plus pertinent de leur offrir, par exemple, deux semaines d'essais supplémentaires. Donc, là, c'est pareil, là, il faut tester. Et donc, là, t'as pas mal d'outils d'A-B Testing qui sont intégrés, par exemple, je tiens un outil pour le pricing qui s'appelle RevenueCat, qui permet d'agréger iOS et Android, et aussi le Web sur une seule plateforme, Et de faire beaucoup de tests de pricing et de win-back offer, etc. Mais le Churn se fait aussi à travers le produit. Donc, là, par exemple, pour français sans Fautes, au bout d'un moment, si ton problème, c'était revenir, retrouver les bases de la grammaire, Si le produit est efficace, Et j'espère qu'il est efficace, Et de ce que j'ai pu voir de retour, il a l'air d'être efficace, au bout de 7-8 mois, en moyenne, Tu as revu une grande partie des règles de grammaire, même si la langue française est compliquée et que c'est un peu sans fin. On va dire que les bases, Tu peux les revoir en quelques mois. Donc, qu'est-ce qu'on fait après Et là, il faut penser à... J'y ai pensé à plusieurs points. Il y avait un des points, c'est davantage encore gamifier. Pouvoir aussi avoir des offres famille. Donc, en fait, pouvoir faire des parties en famille. Donc, aujourd'hui, tu peux créer des ligues de famille. Et ce qu'on peut voir, c'est que quand tu as un abonnement famille, et c'est un peu la même chose que pour Duolingo, Ton taux de rétention est bien meilleur. Parce qu'en général, tu dis, moi, j'utilise Peppa, mais peut-être que mes enfants l'utilisent. Et ça, ça marche assez bien. C'est aussi des features qui vont plus loin. Là, pour Français, sans fautes, Je suis en train de travailler sur un genre de correcteur que tu intégrerais à ton clavier iOS ou Android et qui ne te corrige pas vraiment. En fait, qui t'indique qu'il y a une erreur, qui t'explique la règle, mais ensuite, C'est à toi de te corriger. Il faut aussi un peu souligner des tournures de phrases qui ne sont pas très claires. Mais le but, c'est toujours de te donner à toi-même ton indépendance ton autonomie et juste te donner les outils pour mieux t'exprimer et pas en fait parler à ta place te corriger à ta place et au final l'écueil qui arrive avec ChatGPT c'est qu'on ne sait plus trop ce qu'on dit donc redonner un peu d'autonomie et grâce à cet outil En fait, cet outil peut s'inscrire davantage dans tout le parcours, bien plus long que simplement le côté apprentissage. Et en plus, être connecté en fonction de tes erreurs que tu as pu faire, Reconnecter ton profil d'utilisateur de Français sans fautes pour derrière, Quand tu fais une partie, ça vient pousser les dernières erreurs que tu as pu faire dans tes mails.
Terry: Ouais, donc là, pour le coup, Tu as effectivement une boucle de feedback. D'un point de vue, utilisateur hyper intéressante pour vraiment le faire travailler sur ce sur quoi il a besoin de travailler. Ça, c'est d'où est-ce qu'elle est sortie. Cette idée de feature C'est une intuition
Quentin: Là, c'est plutôt une intuition. Et c'est aussi un peu plus une réflexion aussi sur les LLM qui nous aident au quotidien, sur l'écriture. Et à quel moment? J'ai envie aussi d'écrire par moi-même. Et en fait, le fait de systématiquement juste le valider. Par directement, le Gemini, qui est intégré dans ton Gmail ou copié-collé sur un chat GPT, en fait, J'avais l'impression de perdre un peu de mon essence et perdre un peu de ma personnalité. Et je pensais que c'était important d'écrire encore avec mes mots, Mais en même temps, ne pas vouloir passer pour un con et se dire, attends, Je vais quand même vérifier qu'il n'y a pas de fautes. Et s'il y a des fautes, en fait, Les corriger peut-être par moi-même. Et progresser dans ce sens-là.
Terry: Yes. Rien d'intéressant. Parce qu'effectivement, tu vois, moi, j'ai un skill sur Claude pour justement, quand je lui passe à la moulinette correcteur d'orthographe, Il me raye là où il y a des fautes et il m'explique pourquoi. Je l'ai construit pour justement... Parce que tu corriges et tu cliques et hop, c'est bon. Mais en fait, T'apprends pas. Et du coup, Je me suis fait cette réflexion de Si tu fais ça au fur et à mesure, tu perds. Même toi, en fait, de ta compétence, quoi, la capacité d'écrire. Tandis que si tu as... Une explication, Mais ce que je trouve intéressant avec ce que tu partages, c'est que là, tu vas reconnecter même après, Du coup, sur les exercices par rapport à ce que tu as l'habitude de faire comme faute, et donc, T'as un effet écosystème un peu intéressant sur lequel tu peux travailler. Ouais, top. Avant d'aller vers mes questions de fin d'échange, est-ce Qu'il y a un sujet dont on n'a pas parlé, que t'aimerais bien aborder Message à faire passer Point...
Connecter publicité, onboarding, contenu et marque
Quentin explique qu’il faut relier dans les deux sens la publicité, l’onboarding et le contenu de l’application, en reprenant notamment des mots qui fonctionnent déjà dans les pubs pour les réutiliser dans l’app. Il donne aussi des exemples de formats visuels et de tests publicitaires pour montrer comment une feature peut servir à la fois le produit et l’acquisition. Puis Terry l’interroge sur l’importance de la marque, et Quentin répond qu’au début il pense surtout aux mots-clés, au nom de l’application et à l’icône avant de travailler davantage le branding plus tard.
Quentin: Non, peut-être de l'importance d'avoir, de connecter le... Début du final, donc la publicité avec tout ton onboarding, mais aussi même le contenu de l'application. Donc, connecter dans deux sens, c'est-à-dire que tu peux apprendre la publicité, du contenu publicitaire, du wording pour le wording que tu vas mettre dans ton application. Ça, c'est tellement clé. En fait, Si tu comprends que ce Wording a bien fonctionné sur du Instagram, il y a sûrement quelque chose à reprendre. Et ça, il faut le partager. Donc moi, l'avantage d'être seul, c'est que je le sais. Je pense que si tu as des équipes, peut-être un peu silotées, là, C'est un peu plus compliqué de partager ça. Et ça, C'est un des plus gros wins que tu peux faire. Et aussi, dans l'autre sens. C'est en fait, maintenant, quand je crée des nouvelles features, des exercices, par exemple, pour Clarté, Je pense aussi à l'aspect visuel. C'est est-ce que je vais pouvoir faire... Une bonne pub Est-ce qu'on fait beaucoup de pubs ? Tu as peut-être pu voir des street interviews, des personnes qui vont faire de l'exercice, et en fait, On lui montre l'écran avec une animation assez sympa, de respiration, par exemple, et ça, en fait, Ça fait que... Ça trigger un peu ta curiosité, ça donne envie d'aller voir l'application. Et donc, à chaque fois, Tu as aussi le côté visuel. Est ce que ça peut créer une bonne pub ? Tu peux connecter un peu les deux points.
Terry: Et ça serait intéressant, intéressant, effectivement, de ne pas le prendre que dans un sens. On a plus potentiellement tendance à faire. Ce que tu disais qui est. Tu as vu un truc qui a marché sur un réseau et tu vas le repliquer sur d'autres. Mais moins d'un point de vue, quand tu construis ta future, comment tu vas la Marketer en fait ou comment tu vas pouvoir en... Donc, intéressant. Moi, j'ai une question quand même avant d'aller vers mes questions de fin d'échange sur l'importance de la marque. La partie, vraiment plus branding, est-ce que c'est des sujets français sans fautes, ça parle, clarté. Il y a quand même une recherche derrière ces noms-là donc toi quelle place tu y mets ?
Quentin: Je pense qu'il y a beaucoup de studios, de gros studios qui partent du principe qu'en fait la marque. On s'en fout un peu et je partage en partie cet avis. C'est surtout au début, Quand tu fais une application, en fait, tu penses aux mots-clés. C'est pour ça, quand j'ai fait Français sans Fautes, c'est un peu bidon. Enfin, non, C'est pas très réfléchi, c'est Français sans Fautes. Mais au moins, T'as déjà le message dans le nom. C'est clair. Il y a déjà, le keyword français. Et donc, le logo, Je pense que l'icône est assez importante. Mais ça va être... Là, c'est un peu un avatar. Pour Français, sans Fautes c'est une mascotte. Une icône un peu boring. Par exemple, un C que j'ai fait sur Clarté, par exemple. Ça, il faut peut-être l'éviter. Quand tu crées une app, tu ne crées pas forcément une marque en même temps. La marque, c'est peut-être un peu plus long. terme. Et la marque sur Français sans fautes, qui commence à avoir une plus grosse audience, là, Je m'y mets davantage, Mais ça va être pour des sujets un peu différents. Ça va être, par exemple, la marque importante pour les professeurs pour partager entre eux dans la communauté. L'application. Ça peut être important aussi si tu fais un peu de B2B et dans la reconnaissance. Mais en fait, surtout au début, je
Terry: ne me soucierais pas trop de la marque. C'est intéressant. Ces partages, ça reboucle quand même sur le fait que là, on est les partages, tous les partages que tu viens de faire. C'est aussi dans un contexte B2C qui sont effectivement potentiellement les enjeux B2B. Ça peut être un peu différent, comme tu viens de le dire, par exemple pour des professeurs qui veulent parler de Français sans fautes. Et donc ça permet de recouper aussi avec tout ce qu'on vient d'échanger sur effectivement, au départ, juste avoir un produit où, en gros, tu comprends tout de suite la valeur et de par même son nom. En fait, ça tique avant même que tu aies ouvert l'app ou que tu aies installé l'App, donc très clair. Et donc maintenant, pour aller vers mes questions de fin d'échange, donc la première Merci. est-ce que tu as une conviction forte avec laquelle tu es en général en désaccord avec Tes Pairs
Quentin: J'allais dire la marque,
Bloquer un hard paywall tôt et continuer à apprendre
Quentin explique qu’il vaut mieux bloquer très tôt les fonctionnalités d’une application mobile, notamment avec un hard paywall, plutôt que d’attendre pour tester un freemium. Terry reprend ce point en disant que beaucoup de builders partagent cette approche, parce qu’un paywall rapide permet de filtrer les personnes auprès de qui l’on veut vraiment recevoir des feedbacks. La discussion se termine sur la manière dont Quentin progresse intellectuellement, en lisant, en écoutant, et en se réservant de vrais temps d’apprentissage malgré le manque de temps.
Quentin: on s'en fout un peu, mais sinon un deuxième. Le point, je pense que c'est sur la partie. À quel moment est-ce que tu bloques les features de ton application? Moi, je pense surtout que dans le monde de l'application mobile, il faut bloquer très tôt, surtout quand tu commences. Et donc il y a une crainte, surtout quand tu commences, c'est de se dire non, Je veux un freemium, je veux d'abord avoir une base d'utilisateurs, Je veux voir comment ça fonctionne, Avoir des feedbacks. Mais en fait, Ça, c'est un bel écueil, parce que tu vas avoir des feedbacks de gens qui ne payent pas, Tu vas avoir souvent les mauvais événements que tu vas envoyer à Meta. Donc, surtout si tu n'as pas beaucoup de budget, Avoir ce qu'on appelle un hard paywall, c'est assez clé et il ne faut vraiment pas hésiter à le faire.
Terry: C'est quelque chose qui revient globalement. Tous les builders qui partagent ce point-là, de se dire, N'ayez pas peur de très vite mettre un paywall parce qu'au moins, Tu filtres effectivement sur les personnes à qui tu veux parler, auprès de qui tu veux écouter des feedbacks. Parce que c'est celles qui vont permettre de développer quelque chose qui vont à la fois leur apporter de la valeur et te permettre aussi d'en générer. Après,
Quentin: si t'as levé quelques millions et que tu peux faire un peu d'acquisition gratuite, ça va, Mais c'est vrai que si t'es indépendant,
Terry: que t'as pas beaucoup de budget. C'est un des quick wins, je pense Yes. Et pour aller du coup vers ma dernière question, c'est quelles sont les choses qui te nourrissent intellectuellement? Comment est-ce que tu progresses ?
Quentin: Je pense que ce qui est, je pense que tu progresses en explorant des les idées, de manière générale, en lisant, mais pas forcément faire des choses que business. Moi, je lis énormément de littérature et en fait, en lisant la littérature, t'apprends, peut-être un peu sur ce qu'est un persona, Sur ce que peuvent être aussi les problèmes de personnes qui sont hors de ton environnement. Et ensuite, progresser, c'est écouter, se bloquer des temps, réellement d'apprentissage. Et ça, C'est très difficile. Quand t'as... Quand t'entreprends et que t'as très peu de temps, Mais se bloquer ce temps et écouter de personnes qui sont à quelques étapes au-dessus de toi, pas forcément les très gros, Je pense que c'est pas grand chose d'apprendre du Duolingo, mais par exemple d'applications qui sont légèrement plus grosses que moi, t'apprends beaucoup. Et l'expert qui parle entre eux aussi, Ça aide beaucoup.
Terry: Top.
Quentin: Ce genre de podcast.
Terry: Yes, super. En tout cas, hyper intéressant, tous tes partages. C'est un podcast qui est effectivement un peu différent de ce que j'ai l'habitude de faire. On a parlé beaucoup de sujets au départ, plus d'acquisition, marketing, Mais c'est des points intéressants parce qu'aussi, ce monde de l'indie-making, des founders solo comme toi, moi, J'en fais aussi partie avec le produit que je construis, et c'est des sujets où je pense qu'on va en entendre de plus en plus parler, parce que l'IA permet de pouvoir faire des choses comme ça seul à l'échelle. Et donc, c'est intéressant d'apprendre par des personnes qui ont déjà un petit peu d'avance sur le sujet. Donc merci encore pour ta transparence et ton partage, Quentin. Et sinon, juste avant de te laisser où est-ce que les personnes peuvent te contacter. Quel est le meilleur endroit pour le faire ?
Quentin: Sur Sur Linkedin.
Terry: Ouais, Quentin Ober ça roule. Je mettrai le lien dans la description. Et puis, à bientôt,
Quentin: merci.